Bilan

Kering a poursuivi sa croissance et a fait redémarrer Gucci

Les ventes et le bénéfice net de Kering ont poursuivi leur croissance en 2015 et sa marque-phare Gucci s'est redressée.

Gucci, principale source de profits du groupe et qui avait vu ses ventes reculer pour la première fois en 2014, termine l'année sur une croissance de 0,4% après un exercice en dents de scie.

Crédits: AFP

Les ventes et le bénéfice net de Kering ont poursuivi leur croissance en 2015 et sa marque-phare Gucci s'est redressée, le groupe de luxe et d'habillement sportif affichant sa confiance pour 2016 même s'il va ralentir ses ouvertures de magasins.

Les résultats annuels du groupe, publiés vendredi, ont été bien accueillis par les investisseurs: à 10H05 (09H05 GMT) à la Bourse de Paris, le titre Kering progressait de 2,75% à 164,65 euros, dans un marché stable.

Volatilité des devises, ralentissement de la croissance chinoise, recrudescence des tensions géopolitiques: "le luxe n'a pas échappé à ces secousses", a reconnu le PDG François-Henri Pinault lors de la conférence de présentation des résultats.

Mais il juge que son groupe - qui détient une vingtaine de marques dont Gucci, Saint Laurent, Bottega Veneta, Balenciaga, Boucheron ou Puma - "a toutes les cartes en main pour tirer parti de la force de ses marques et maximiser la création de valeur dans une perspective de long terme".

En 2015, Kering a vu son résultat net part du groupe progresser de 31,6% à 696 millions d'euros. Son bénéfice opérationnel s'affiche en léger repli de 1% à 1,64 milliard d'euros (contre une baisse de 5% en 2014) et le groupe a annoncé proposer un dividende de 4 euros par action, inchangé.

Pour leur part, les ventes annuelles se sont établies à 11,6 milliards d'euros, en croissance de 15,4% en données publiées.

"En données comparables, ce chiffre d'affaires progresse de 4,6%, c'est la meilleure performance du groupe sur les trois dernières années, cette dynamique se reflète tout particulièrement sur les performances du quatrième trimestre avec une hausse de 8% du chiffre d'affaires", a souligné le directeur financier Jean-Marc Duplaix.

Les effets de change ont pesé favorablement "et ont contribué de neuf points", a précisé Jean-François Palus, directeur général délégué, qui a également promis que Kering allait "améliorer ses marges dès 2016".

L'activité Luxe, de loin la première avec 7,8 milliards d'euros, a progressé de 4,1% en données comparables, et a été portée "par la dynamique des ventes dans le réseau de magasins notamment en Europe de l'Ouest et au Japon".

Gucci finit bien l'année

Gucci, principale source de profits du groupe (3,9 milliards d'euros en 2015) et qui avait vu ses ventes reculer pour la première fois en 2014, termine l'année sur une croissance de 0,4% après un exercice en dents de scie: ses ventes avaient chuté de 7,9% en comparable au premier trimestre, étaient revenues dans le vert au deuxième (+4,6%) avant de se replier légèrement au troisième (-0,6%) et finalement bondir de 4,8% au quatrième.

"2015 signe le retour à une dynamique de croissance pour Gucci, et la croissance enregistrée au quatrième trimestre est une des illustrations du nouvel élan créatif porté par la vision créative d'Alessandro Michele et l'exécution maîtrisée de Marco Bizzarri", le nouveau duo aux commandes de Gucci depuis un an.

Mais si Gucci reste le navire-amiral du groupe, Kering doit "s'appuyer sur plusieurs maisons et pas sur une seule", a prévenu François-Henri Pinault.

Du côté des autres marques, Saint Laurent a poursuivi sa forte croissance (+25,8%) mais la marque italienne Bottega Veneta, deuxième du groupe, a ralenti (+3,2% contre 12,6% en 2014).

Concernant les activités Sport et Lifestyle, les ventes de Puma ont progressé de 6,8%, soit "son plus haut niveau historique", souligne M. Duplaix.

En 2016, Kering indique qu'il sera "particulièrement attentif à l'allocation de ses ressources et capitaux, pour en faire progresser la rentabilité": il annonce ainsi "un ralentissement du rythme d'ouvertures nettes" de magasins et une stratégie d'expansion de ce réseau "ciblée et sélective".

"Nous avons fermé quelques boutiques en Chine et à Hong Kong, notamment des magasins Bottega Veneta et Gucci, et nous ferons de même lorsqu'il s'agira d'adapter nos réseaux au marché quel qu'il soit", a indiqué M. Pinault.

"Nous ne pensons pas qu'à très court terme, le secteur (du luxe) retrouvera le fort taux de croissance qu'il a eu pendant la dernière décennie", a résumé le PDG.

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