Bilan

Ils fabriquent les plus grandes fenêtres coulissantes au monde

Les immenses et très fines ouvertures vitrées rapportent gros au groupe genevois Panoramah!. Son CEO Diogo Alves de Matos rêve en plus de les rendre intelligentes.

Villa du Lac à Genève: des verres coulissants de 6 mètres de hauteur en triple vitrage.

Crédits: GM Architectes Associés/Tiziano Borghini

Lorsque toutes les portes, ou presque, sont fermées, il reste une possibilité d’évasion: les fenêtres. Et, à en croire le succès de la marque Panoramah!, l’envie de «vivre d’hors», c’est-à-dire dans des maisons aux grandes baies vitrées, est en pleine explosion. Maître-mot de ses partisans: la lumière! Le groupe installé à Genève depuis 2008 en a fait sa spécialité. Il est le seul au monde à fabriquer mais aussi à installer aux quatre coins de la planète les plus grandes et minces fenêtres coulissantes jamais conçues (jusqu’à 29 m2 par élément). Rencontre avec l’architecte Diogo Alves de Matos, son CEO polyglotte.

BILAN: Pourquoi avoir choisi la Suisse pour y ouvrir votre premier bureau Panoramah!?

DIOGO ALVES DE MATOS Cette décision était la suite logique de la collaboration passée entre Jofebar, notre maison mère portugaise, et la compagnie suisse Vitrocsa. Dès 2003, ensemble, elles introduisaient les fenêtres minimalistes dans la péninsule Ibérique. Cette coopération fructueuse a encouragé le groupe familial, spécialisé dans les vitrages et façades, à créer la marque Panoramah! à Genève en 2008. Aujourd’hui, notre enseigne a également des bureaux en Espagne, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et au Brésil. Partout, c’est le même mode de fonctionnement: les concepts (design, recherche et développement) sont créés sur place en collaboration avec les architectes locaux, tandis que la fabrication du matériel se fait principalement au Portugal.

Qui sont vos clients en Suisse, et combien de projets avez-vous réalisés durant vos treize ans d’activités?

Notre clientèle est majoritairement composée d’architectes qui font appel à nous dans le cadre de projets privés. Cela dit, nous avons également quelques importantes réalisations pour le secteur public, comme le siège de l’Association européenne de l’athlétisme à Lausanne et la rénovation de l’Hôtel de Ville à Genève. A ce jour, nous avons déjà finalisé 400 projets dans le pays, essentiellement des villas, pour un montant annuel qui se situe entre 5 et 6 millions de francs. D’ailleurs, en termes de revenus, la Suisse est notre premier marché, suivie du Portugal et de l’Espagne.

Quelles sont les tendances et les demandes architecturales des acquéreurs?

Elles se dirigent vers des formes de plus en plus modernes, épurées et minimalistes, avec de grandes ouvertures. C’est une sorte de mouvement qui épouse la vision de l’architecture nouvelle de Le Corbusier qui disait qu’«une bonne fenêtre est celle qui ne ressemble pas à une fenêtre mais plutôt à une image». En somme, un intérieur particulièrement lumineux et ouvert sur le monde. Une approche que nous nous employons à satisfaire en développant des baies vitrées à l’ouverture maximale et sans limites dimensionnelles.

Comment fonctionnent vos produits?

Il s’agit de fenêtres panoramiques qui, grâce à leur transparence maximale, deviennent des écrans quasi invisibles sur le paysage. Ce résultat est obtenu par le système de menuiserie coulissante en métal (aluminium, inox, bronze, etc.) où la vitre est conçue de telle manière qu’elle se supporte elle-même. Quant à son cadre ultrafin en métal, il permet le glissage sans encombre de la vitre, tout en jouant le rôle de renfort structurel, qui garantit de plus l’étanchéité de la fenêtre. D’où la possibilité d’intégrer ces éléments aussi bien sur les murs que sur le sol ou le plafond des constructions. Donc, plus de gros cadre qui limite l’horizon des usagers. Et de plus, ces constructions offrent un confort acoustique et thermique très appréciable.

Diogo Alves de Matos: 2020 a été «une année difficile du point de vue logistique». (Crédits: Amir Korour)

Qu’est-ce qui est le plus difficile dans votre travail?

C’est la fabrication et l’installation de nos immenses verres. Leur taille, jusqu’à 9 mètres, et leur poids qui peut aller jusqu’à 2 tonnes rendent très complexe toute manipulation. A Genève, la Villa du Lac a été notre projet le plus difficile, avec des verres coulissants de 6 mètres de hauteur et en triple vitrage.

Le Covid a-t-il impacté vos affaires?

Oui, c’était une année difficile du point de vue logistique, avec les confinements et déconfinements successifs. Cela dit, aucun de nos mandats n’a été annulé, et financièrement, c’était plutôt une bonne période, bien que l’exécution des projets ait été ralentie. D’ailleurs, nous en avons profité pour finaliser notre innovation: des triples vitrages remplis de vide au lieu de gaz (argon) pour une meilleure isolation et rétention de la chaleur.

Et vos prochains défis?

Arriver à concevoir des fenêtres intelligentes. Je fais allusion à leur automatisation, qui est un réel défi technique si l’on veut mettre en place un produit qui arrivera à interagir avec son environnement. La connectivité numérique en fait partie. La fenêtre de rêve pour l’avenir? Un mur coulissant qui chauffe la maison et qui offre à ses usagers une vue dégagée sur l’extérieur tout en créant l’illusion d’être dans la nature grâce à son ultratransparence.


Des travaux multiprimés

Si l’idée des verres ultrafins date de 1945 déjà, c’est en 1992 qu’elle est concrétisée par l’inventeur Eric Joray, fondateur de l’entreprise neuchâteloise Vitrocsa en collaboration avec l’architecte genevois Andrea Bassi. Et, plus d’une décennie après, le groupe Panoramah!, créé à Genève en 2008, en fait sa spécialité.

Ses travaux ont été primés plusieurs fois lors de concours internationaux, dont le très couru Red Dot Design Award en Allemagne, décroché en 2014 pour une grande fenêtre de toit, coulissante et inclinée, installée en Suède.


Des shampooings qui nécessitent moins d’eau

L’Oréal s’est associée à une startup biennoise pour créer une technologie durable de soins capillaires destinée aux salons de coiffure et à la maison.

(Crédits: L'Oréal)

L’Oréal a dévoilé le 11 janvier au CES 2021 sa dernière innovation, L’Oréal Water Saver, une technologie durable de soins capillaires pour les salons de coiffure et la maison. Développée avec la startup biennoise Gjosa, elle révolutionne le lavage des cheveux en permettant de réduire sa consommation d’eau tout en améliorant l’expérience et l’efficacité des soins. On parle d’une réduction de la consommation d’eau de près de 80%. Cette innovation associe l’expertise du Tech Incubateur de L’Oréal en matière de formulation avec une technologie d’optimisation des flux développée par Gjosa et inspirée du fractionnement utilisé dans les moteurs de fusée. Cette technique permet d’égaliser et d’organiser d’une manière précise la collision des gouttelettes d’eau dans le flux, ce qui réduit leur taille et accélère leur vitesse de circulation. Les produits capillaires sont directement incorporés dans l’eau et appliqués au moyen du pommeau. SG


La Vaudoise toujours plus verte

DURABILITE  Membre fondateur de la Fondation suisse pour le climat, signataire des principes pour l’investissement responsable des Nations Unies (UNPRI), la Vaudoise Assurances est dotée d’une stratégie de placements durables qui vise à réduire l’impact négatif de ses investissements et à augmenter leur impact positif.

Depuis peu, elle fait partie d’un pool d’investisseurs institutionnels romands (composé également des Retraites Populaires, de la Caisse de pensions de l’Etat de Vaud, de la Caisse intercommunale de pensions, de Profelia, de la Caisse cantonale d’assurance populaire, de la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève et de CAP Prévoyance) qui s’est associé à d’importantes caisses de pension nordiques afin d’investir dans AIP Infrastructure II. Ce fonds mise sur des infrastructures liées à la transition énergétique en Europe et aux Etats-Unis, principalement effectuées dans les secteurs des énergies renouvelables (éolien terrestre et marin, photovoltaïque, hydraulique, biomasse), des chauffages à distance, et du transport/stockage de l’électricité.

Par ailleurs, la Vaudoise Assurances poursuit sa stratégie d’investissement durable dans l’immobilier. Elle a décidé d’intégrer le Swiss Sustainable Real Estate Index (SSREI), indice qui permet la transparence et la comparabilité du marché des portefeuilles immobiliers suisses dans un objectif de durabilité. Les 120 objets de son portefeuille immobilier seront introduits dans l’indice en 2021. Le SSREI a été lancé par MV Invest afin de pouvoir évaluer et suivre l’évolution de la durabilité des portefeuilles immobiliers selon une quarantaine de critères environnementaux, sociétaux et économiques. Les résultats sont validés par la Société Générale de Surveillance (SGS). SG

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