Bilan

Hermès voit sa croissance dopée par les sacs et le prêt-à-porter

Pour les mois d'avril, mai et juin, le chiffre d'affaires du groupe de luxe Hermès s'affiche à 1,45 milliard d'euros, en hausse de 7,2% en données publiées, et de 11,6% en organique.

La division Maroquinerie-Sellerie affiche une croissance soutenue au deuxième trimestre, la demande "restant très forte".

Crédits: afp

La croissance du groupe de luxe Hermès, entré il y a un mois au CAC 40, s'est accélérée au deuxième trimestre, portée par le succès toujours grandissant de ses sacs mais aussi de son prêt-à-porter et de ses accessoires.

Pour les mois d'avril, mai et juin, le chiffre d'affaires du sellier-maroquinier s'affiche à 1,45 milliard d'euros, en hausse de 7,2% en données publiées, et de 11,6% en organique. Une progression plus forte qu'au premier trimestre et que sur l'ensemble de l'exercice 2017.

"Nous avons eu un trimestre très fort, avec une accélération de la croissance. Toutes nos divisions sont en progression, et nous avons une contribution très harmonieuse des zones géographiques", s'est félicité le président Axel Dumas lors d'une conférence téléphonique.

Alors que le groupe ne communiquera ses résultats semestriels qu'en septembre, M. Dumas a déjà prévenu qu'il s'attendait à une rentabilité opérationnelle courante "proche du niveau record atteint du premier semestre 2017", au cours duquel la marge opérationnelle s'était établie à 34,3% des ventes.

Sur l'ensemble du semestre, les ventes atteignent 2,8 milliards d'euros, soit une progression de 5,2% en données publiées et 11,2% en organique. Et à fin juin, Hermès fait également état d'une "évolution des parités monétaires défavorable", qui représente "un impact négatif de 165 millions d'euros sur le chiffre d'affaires".

La division Maroquinerie-Sellerie, coeur de métier, affiche une croissance soutenue au deuxième trimestre (+8,4% en organique), la demande "restant très forte" pour les sacs emblématiques de la maison tout comme pour les modèles plus récents, souligne Hermès.

Il rappelle que deux nouvelles maroquineries devraient entrer en production en 2020, et rejoindre les seize autres manufactures du groupe en activité dans l'Hexagone.

Du côté des Vêtements et Accessoires, les ventes bondissent de 16,4%, "une très belle croissance portée par la pertinence et l'audace des collections de prêt-à-porter femme et homme, ainsi que des accessoires de mode et des chaussures qui rencontrent un vif succès", tient à souligner Hermès.

L'entrée au CAC 40 "n'est pas un choix"

L'activité des Soies et Textiles progresse de 7,8%, celle des Parfums de 13,5% et l'Horlogerie de 7,3%.

En juin dernier, Euronext avait annoncé qu'il intégrait Hermès dans le CAC 40, indice phare de la Bourse de Paris qui vient de fêter ses 30 ans, à la place du géant des matérieux de construction LafargeHolcim et aux côtés de mastodontes industriels comme Total ou Engie.

Encore détenu à 66% par les descendants du fondateur Thierry Hermès, le groupe de luxe a vu son titre bondir de plus de 20% depuis le début de l'année, et sa valorisation est particulièrement élevée, à 57 milliards d'euros.

L'entrée d'Hermès dans l'indice CAC 40, "décidée par le Conseil scientifique des indices" d'Euronext, "témoigne de la solidité de son modèle d'entreprise", souligne le sellier-maroquinier dans son communiqué.

"C'est d'abord une reconnaissance de la force du modèle et de la pertinence des résultats d'Hermès de ces derniers temps", a reconnu Axel Dumas à l'AFP, tout en soulignant que cette entrée au CAC 40 "n'est pas un choix, c'est le conseil scientifique qui décide. C'est trop tôt pour dire s'il y a des conséquences ou pas", a-t-il indiqué.

Interrogé sur les tensions entre la Chine et les Etats-Unis, M. Dumas a estimé qu'"une guerre commerciale, ce serait mauvais pour tout le monde et d'abord pour l'économie mondiale, même si je ne pense pas qu'on soit forcément la première entreprise qui serait touchée, car on a une clientèle qui voyage et qui peut acheter dans différentes zones. Et 85% de notre production est faite en France", a-t-il tenu à préciser.

Il a également précisé qu'en Chine, à la suite de la baisse des droits de douane décidée par le gouvernement, "on a baissé nos prix de 4% au 1er juillet".

En 2017, le groupe célèbre pour ses carrés de soie et ses sacs Kelly et Birkin, avait battu tous les records, avec une rentabilité au plus haut, des ventes totalisant 5,5 milliards d'euros, et un dividende plus que doublé pour les actionnaires.

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