Bilan

Dr Sneakers, le psy des baskets

Remise à neuf de vos chaussures de sport fétiches, personnalisation de modèles. Après avoir créé l’équivalent de cinq emplois en quinze mois d’activité, la startup de Genève va s’étendre à Lausanne.

Première activité: remettre à neuf et bien sûr désodoriser des baskets fatiguées mais chéries de leur propriétaire.

Crédits: DrSneakers

«La scène des fans de baskets comprend des milliers de membres, rien qu’en Suisse romande. Ce sont gens qui se retrouvent dans des conventions comme Swissneaks, au mois de février à Lausanne. Jusqu’ici, il n’existait de pas de service comme le nôtre qui leur permette de prendre soin de leurs paires de collection et de les personnaliser.» Avec  Dr Sneakers & Shoes, on peut dire que Rodrigo Armuna a mis dans le mille.

Un pressing pour les chaussures sportswear

Personnaliser ses chaussures sportswear. (DrSneakers)
Personnaliser ses chaussures sportswear. (DrSneakers)

Associé à Julien Descostes, cordonnier de formation, ce Genevois venu de la finance a lancé en 2018 la société Cobbler & Dr Sneakers. Première activité: remettre à neuf et bien sûr désodoriser des baskets fatiguées mais chéries de leur propriétaire. «Nous fonctionnons comme un pressing. Les matériaux sont nettoyés en profondeur grâce à une machine à vapeur Bieffe, fabriquée en Italie», poursuit l’entrepreneur.

Une sorte de psy des sneakers qui va investiguer jusqu’aux tréfonds des semelles. Sous le nom de Cerbère Studio, la startup propose aussi à la clientèle de personnaliser les chaussures de sport. Très demandé : le motif «à la Pollock», constitué de giclures de peinture très maîtrisées sur une partie ou l’autre de la basket.

Lausanne après Genève

«A ma connaissance, nous sommes seuls dans ce créneau dans la région. Nous avons immédiatement trouvé notre clientèle. Depuis les années 1990, toujours plus de gens s’intéressent aux modèles de collection, recherchent des paires rares et échangent leurs possessions. La génération née dans les années 2000 est très sensible à cette culture. Des événements ont lieu presque chaque semaine. Actuellement, nous effectuons avec notre réseau d’indépendants des tâches qui correspondent au moins à cinq emplois», indique Rodrigo Armuna.

Hébergé à Manor à Genève selon une formule «shop in shop», le concept store de la firme tient un rôle de lieu de rencontres. La société dispose d’un autre local dans la même ville (rue Vallin 10). «Le plus difficile, c’est de financer la croissance alors que nous travaillons à flux tendu.» Prochaine étape pour la startup, l’ouverture d’un point de vente à Lausanne, dans le courant de cette année.

Mary Vacharidis
Mary Vakaridis

JOURNALISTE

Lui écrire

Journaliste chez Bilan, Mary Vakaridis vit à Zurich depuis 1997. Durant sa carrière professionnelle, elle a travaillé pour différents titres de la presse quotidienne, ainsi que pour la télévision puis la radio romandes (RTS). Diplômée de l'Université de Lausanne en Lettres, elle chérit son statut de journaliste qui lui permet de laisser libre cours à sa curiosité.

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