Bilan

Disney affiche des résultats annuels record

Selon le PDG, ces chiffres "reflètent la puissance de nos marques, la qualité de nos contenus créatifs, et notre innovation continue pour maximiser la valeur retirée des nouvelles technologies".

La branche télévision, qui est la plus grosse du groupe, affiche un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 12% à 5,8 milliards de dollars.

Crédits: DR

Le géant américain des médias et du divertissement Disney a dévoilé jeudi de nouveaux résultats annuels record, avec une croissance toujours soutenue par ses chaînes de télévision et ses parcs d'attractions, mais l'accueil est resté frais à Wall Street.

Le PDG Bob Iger a salué dans un communiqué une "cinquième année de performance record d'affilée", soulignant que tant les bénéfices que le chiffre d'affaires avaient atteint des niveaux jamais vus. Ceux-ci "reflètent la puissance de nos marques (...), la qualité de nos contenus créatifs, et notre innovation continue pour maximiser la valeur retirée des nouvelles technologies", a-t-il affirmé.

Le bénéfice net a augmenté de 12% sur l'exercice décalé clos début octobre, à 8,4 milliards de dollars, et de 7% à 1,6 milliard de dollars au dernier trimestre.

Le bénéfice trimestriel par action, qui sert de référence à Wall Street, a dépassé de 6 cents la prévision moyenne des analystes pour atteindre 1,20 dollar.

Le chiffre d'affaires a progressé pour sa part de 7% à 52,5 milliards sur l'ensemble de l'année et de 9% à 13,5 milliards au dernier trimestre. Mais ces niveaux sont très légèrement en dessous de ceux qu'espérait le marché, et dans les échanges électroniques suivant la clôture de Wall Street, l'action Disney s'effritait de 0,05% à 112,95 dollars vers 23H30 GMT.

"Pas de raison de paniquer"

La branche télévision, qui est la plus grosse du groupe, affiche un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 12% à 5,8 milliards de dollars, et un bénéfice d'exploitation en hausse de 27% à 1,8 milliard.

Les résultats ont été soutenus notamment par une hausse des recettes publicitaires et de retransmission pour le bouquet sportif ESPN.

Disney indique que le niveau global des abonnements a augmenté, mais concède des baisses pour "certaines chaînes", une chose à laquelle les observateurs sont très sensibles actuellement alors qu'ils tentent d'évaluer dans quelle mesure les consommateurs se détournent de la télévision classique au profit de la vidéo en ligne.

Disney avait d'ailleurs provoqué une chute généralisée des cours parmi les grands groupes de médias en concédant, lors de ses précédents résultats trimestriels début août, des réductions "modestes" du nombre d'abonnés de ses chaînes câblées, y compris ESPN.

Il n'y avait "pas de raison de paniquer", a commenté jeudi Bob Iger, pour qui l'environnement actuel voit certes un nombre croissant d'acteurs "rivaliser pour le temps des gens", mais crée aussi "une opportunité pour distribuer nos contenus de plein de différentes manières que nous n'avions pas avant".

Il a réaffirmé avoir "une bonne relation avec Netflix", figure de proue de la vidéo en ligne à qui Disney a vendu les droits pour beaucoup de films et séries.

Ces transactions étaient celles qui permettaient le mieux de monétiser ces contenus, mais il est "possible" que Disney prenne des décisions différentes à l'avenir, en distribuant plutôt ses contenus sous forme d'abonnements groupés ou par le biais de ses propres applications pour les consommateurs, a poursuivi M. Iger, soulignant l'importance de "conserver de la flexibilité".

Les parcs d'attractions et autres opérations touristiques de Disney (hôtels, croisières...) ont augmenté leur chiffre d'affaires trimestriel de 10% à 4,4 milliards de dollars, et leur bénéfice d'exploitation de 7% à 738 millions de dollars.

Les revenus ont stagné à 1,8 milliard de dollars pour les studios de cinémas, dont le bénéfice d'exploitation a en revanche plus que doublé à 530 millions de dollars.

La branche de produits dérivés, dopée par les produits aux couleurs de la Guerre des Etoiles, des Avengers ou de la Reine des Neiges, a vu augmenter son chiffre d'affaires de 11% à 1,2 milliard de dollars, et son bénéfice d'exploitation de 10% à 416 millions.

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