Bilan

Des repas sains en trente secondes

Après quinze ans de mise au point, Beat Schmid lance la machine SISISI Qeamer sur le marché. Ce cuiseur vapeur s’attaque à l’un des nerfs de la guerre en entreprise: le temps.

L’hôtelier-restaurateur Beat Schmid commercialise son cuiseur vapeur dans plusieurs pays.

Crédits: Lionel Flusin

Chauffer un plat sain en trente secondes grâce à la vapeur d’eau, impossible? A l’heure où chaque minute est comptée, Beat Schmid a réussi l’impensable en inventant le steamer le plus rapide du monde: la machine SISISI Qeamer. Pour y arriver, l’hôtelier-restaurateur et fondateur du Miyako à Genève a dû s’armer de patience. «C’est le résultat de quinze années de réflexion. J’ai fait appel à de nombreux ingénieurs qui ne comprenaient pas où je voulais aller. Puis, j’ai rencontré Eugster/Frismag qui est le plus grand fabricant de machines à café Nespresso du monde et qui avait l’habitude de travailler avec la vapeur», décrit Beat Schmid.

Une prouesse technique

Cinq ans plus tard, la machine est née. Elle produit de la vapeur d’eau à une vitesse inégalée, évite l’utilisation du micro-ondes parfois décriée et fonctionne tous les jours 24 h/24. Simple, le consommateur pose l’un des plats de la gamme proposée sur la machine, appuie sur le bouton de marche et, quelques secondes plus tard, il peut manger. Pour l’instant, une dizaine de plats sont disponibles tels que des conchiglie ai funghi ou encore un curry de légumes au lait de coco. Le tout élaboré avec des produits frais, pasteurisés, sans colorants, additifs ou conservateurs. A stocker soixante jours dans un frigo, les mets préparés par Sisisi se composent de poulet et de viande bio, d’œufs élevés en plein air et de pâtes italiennes au blé dur.

Vendue 2950 francs, avec des plats allant de 3,90 à 4,40 francs, la machine voit déjà les clients affluer. Entreprises, hôtels, hôpitaux ou encore discothèques sont demandeurs. «Que ce soit pour des arrivées tardives dans des hôtels, des boulangeries qui veulent étoffer leur offre de plats chauds ou encore des stations essence sur l’autoroute qui ne sont pas ouvertes à 2 heures du matin, les cas d’application sont légion», souligne Beat Schmid. Sachant que la machine peut traiter jusqu’à 45 portions par heure, ne nécessite qu’un entretien journalier léger et aucune surveillance de la part d’un quelconque employé, le concept séduit.

Développements à venir

Pour le moment, le SISISI Qeamer vient d’être commercialisé en Allemagne, en Autriche, en Croatie, en Suisse depuis deux mois et en France prochainement. «Ce n’est que le début, nous avons investi 20 millions de francs avec mes associés, Arthur Eugster et Herbert Mederer, deux pontes de l’industrie alimentaire, mais nous voulons encore développer notre invention», indique le fondateur, Beat Schmid. Sous le nom de société Carogusto, ces derniers prévoient de ne pas en rester là. «Nous voulons tout d’abord nous implanter dans différents pays en Europe avec ce premier modèle, les Etats-Unis sont d’ailleurs nos prochains commanditaires. Par la suite, nous augmenterons la gamme de plats à 20 recettes minimum avec des spécialités pour chaque destination, type bœuf bourguignon en France», précise Beat Schmid.

La taille de la machine pourrait elle aussi évoluer. Pesant actuellement 32 kilos, branchée à 380 volts, celle-ci verra bientôt ses dimensions réduites et son voltage passer à 230 volts. «Les ingénieurs travaillent là-dessus et peut-être qu’à terme nous ne ferons pas que du B2B mais commercialiserons nos produits plus largement», espère le concepteur. Le plus important étant d’aller étape par étape, comme l’indique l’entrepreneur. «Le projet a mûri durant quinze ans, ce n’est pas pour se précipiter maintenant», conclut Beat Schmid.

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Julie Müller

Journaliste à Bilan

Lui écrire

Du Chili à la Corée du Sud, en passant par Neuchâtel pour effectuer ses deux ans de Master en journalisme, Julie Müller dépose à présent ses valises à Genève pour travailler auprès de Bilan. Quand cette férue de voyages ne parcourait pas le monde, elle décrochait des stages dans les rédactions de Suisse romande. Tribune de Genève, 24 Heures, L'Agefi, 20minutes ou encore Le Temps lui ont ainsi ouvert leurs portes. Formée à tous types de médias elle se spécialise actuellement dans la presse écrite économique.

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