Bilan

Darius Azarpey, libéral hyperactif

L’étudiant et conseiller municipal entame un mandat de quatre ans aux instances représentatives des Hautes Ecoles romandes. Il entend faire sa place dans le monde politique genevois.

Darius Azarpey a notamment lancé le pôle de formation Career Club HEG.

Crédits: Lionel Flusin

Darius Azarpey est un jeune libéral plein d’ambition. Né à Genève en 1993, il s’installe à l’âge d’un an en Iran, pays d’origine de ses parents. La famille revient toutefois durant les vacances dans la ville du bout du lac, où le jeune Darius observe alors les enfants jouer dans les parcs, libres comme l’air. «En Iran, nous devions chanter l’hymne national tous les matins avant d’aller en cours, les écoles n’étaient pas mixtes», se souvient le Genevois d’adoption. «Au bout de huit ans, j’ai demandé à mes parents de revenir en Suisse, ce que nous avons fait.» 

Après avoir suivi sa scolarité au Cycle de Bois-Caran et à l’Ecole Moser, il se lance en politique durant la campagne pour l’élection au Grand Conseil en 2013. «J’ai tenu mes premiers stands, rencontré du monde au Parti libéral-radical. Avant cela, je ne connaissais personne, excepté mon ami Laurent Naville qui me parlait de ses engagements.» Darius Azarpey se voit pourtant faire de la politique depuis tout petit. «Beaucoup de jeunes en Iran veulent changer la société dans laquelle ils vivent. Je me disais: un jour, je voudrais aussi pouvoir changer les choses.» Le PLR correspond alors le mieux à ses opinions. «J’ai commencé à comprendre ce que voulait dire le libéralisme économique, la responsabilité individuelle et le pragmatisme politique.» 

L’adolescent se met alors à interviewer des politiciens de tous bords afin de s’exercer au journalisme, l’une de ses passions, mais également de se constituer un réseau et de s’offrir une porte d’entrée dans ce monde quelque peu cloisonné. «L’idée était non seulement de me faire un carnet d’adresses, mais également de découvrir les idées politiques de chacun.» Sa première interview sera celle du PDC Jean-Marc Guinchard, alors président du Grand Conseil, qu’il publiera ensuite dans un blog de la Tribune de Genève. 

Darius Azarpey reprend ensuite le secrétariat des Jeunes PLR, puis la présidence. La section, qui compte alors 300 membres, est la plus grande au niveau cantonal. «J’ai essayé d’insuffler ma vision en faisant des Jeunes PLR une plateforme politique reflétant des idées de toutes les sensibilités.» Son succès se mesurera avec l’élection d’une douzaine de jeunes PLR dans les Conseils municipaux du canton et le lancement de la campagne «No Billag».

Attirer plus de managers

Aujourd’hui âgé de 26 ans, Darius Azarpey est membre du comité directeur du PLR. Il prendra d’ici quelques jours la présidence du Conseil municipal de Collonge-Bellerive (GE). Puis, il souhaiterait se présenter au Grand Conseil. Le jeune politicien aimerait attirer plus de managers au sein du PLR, qui compte trop de professions libérales selon lui.  

En dehors de la politique, Darius Azarpey collabore avec la Chambre de commerce Iran-Suisse. «Nous essayons d’accompagner des entreprises suisses qui souhaitent s’implanter en Iran et inversement. J’ai toujours voulu servir de pont entre les deux pays.» L’étudiant en business administration à la HES-SO vient de terminer sa présidence à la Junior Entreprise HEG, association dont le but est de mettre en lien les étudiants et les entreprises. Une dizaine de sociétés, dont P&G, la FER, et les Big Four de l’audit collaborent avec les étudiants. 

Darius Azarpey vient par ailleurs d’être élu pour quatre ans aux instances représentatives des Hautes Ecoles romandes. Il a comme projet de se battre pour les thèmes de l’inclusion, de la protection de l’environnement et de l’engagement des jeunes. Il a également lancé la Career Club HEG, pôle de formation qui comprend des séminaires et autres workshops sur l’entrepreneuriat. Pour lui, c’est aussi une façon d’élargir son réseau aux acteurs économiques de la région. 

Chantal De Senger
Chantal de Senger

JOURNALISTE

Lui écrire

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l’Université de Genève. Elle débute sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Journaliste depuis 2010 pour le magazine Bilan, elle est spécialisée dans les PME. En grande amatrice de vins et gastronomie, elle est également responsable du supplément Au fil du goût encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal contribue par ailleurs régulièrement aux suppléments Luxe et Immo Luxe de Bilan.

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