Bilan

Credit Suisse serein après l'ouverture d'une enquête dans l'UE

L'ouverture d'une enquête par Bruxelles sur des soupçons d'entente entre acteurs bancaires afin de fausser la concurrence sur le marché obligataire ne semble pas avoir d'impact sur le cours de Credit Suisse, qui figurerait parmi les banques dans le viseur de l'UE.

Le titre Credit Suisse ne semblait pas être affecté vendredi matin par l'ouverture par Bruxelles d'une enquête qui pourrait concerner l'établissement helvétique.

Crédits: Keystone

Le titre Credit Suisse prenait le contrepied du marché vendredi à la Bourse suisse, au lendemain du lancement d'une enquête par l'Union européenne. Plusieurs grandes banques, dont le numéro deux helvétique, sont soupçonnées par Bruxelles de s'être entendues pendant plusieurs années pour fausser la concurrence sur le marché obligataire.

A 9h37, la nominative Credit Suisse prenait 0,1% à 10,55 francs, à contrecourant d'un SMI en recul de 0,51%.

Crédit Agricole et Deutsche Bank sont également visées par la Commission européenne. Selon une source proche du dossier citée par l'AFP, Bank of America Merrill Lynch est le quatrième institut concerné.

Selon l'exécutif européen, les quatre banques auraient pu "échanger des informations commerciales sensibles et coordonner leurs prix concernant des obligations" dans l'Espace économique européen.

Bruxelles a adressé une "communication des griefs", l'équivalent d'un acte d'accusation dans le jargon bruxellois, aux quatre établissements, qui sont désormais invités à examiner les pièces au dossier.

Dans une prise de position transmise jeudi, Credit Suisse estime que les soupçons de la Commission ne concernent qu'"un seul ancien employé".

Les soupçons évoqués par Bruxelles rappellent une autre affaire remontant à 2012. Il était alors apparu que des employés de grands établissements financiers avaient tenté de manipuler l'Euribor, un taux interbancaire servant de référence au monde de la finance.

Le scandale avait éclaté au grand jour lorsque la banque britannique Barclays avait révélé en 2012 qu'elle devait payer 290 millions de livres pour mettre fin à des enquêtes au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Il avait conduit l'Union européenne à durcir son arsenal législatif contre les auteurs de manipulations de marché.

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