Bilan

Cinq femmes leaders en Valais

Cinq personnalités de tête ont témoigné de leur parcours à Martigny. Un événement Bilan organisé en partenariat avec Credit Suisse.

  • Mathilde Roux (directrice de la Cave de l’Orlaya), Florence Schnydrig Moser (CEO de Swisscard), Anne-Laure Couchepin Vouilloz (présidente de Martigny), Esther Waeber-Kalbermatten (présidente du Conseil d’Etat valaisan) et Sandra Jean (directrice des rédactions du «Nouvelliste»).

    Crédits: Sedrik Nemeth
  • La soirée Femmes leaders s’est déroulée le 3 octobre dans le cadre de la Foire du Valais.

    Crédits: Sedrik Nemeth
  • Florence Schnydrig Moser (CEO Swisscard AECS) au centre, entourée de l’équipe de Credit Suisse: Jenny Morelato, Géraldine Varone, Christophe Bonjour (responsable région Valais/Wallis), Marjorie Jordan, Laetitia Krembel et Hanife Mernica.

    Crédits: Sedrik Nemeth

«Je voulais faire des études. Quand j’en ai parlé à ma mère, elle m’a répondu que les filles n’étudiaient pas.» Par son parcours, Esther Waeber-Kalbermatten se pose en pionnière dans le canton du Valais. Quelques décennies plus tard, cette native de Brigue a non seulement étudié, mais elle a été la première femme à présider le Conseil d’Etat du Valais, en 2012. Cette élue socialiste est à nouveau présidente de l’Exécutif pour la période 2018-2019. C’est à ce titre qu’elle s’exprimait le 3 octobre dernier, lors de la soirée Femmes leaders, avec le soutien de Credit Suisse, dans le cadre de la 59e Foire du Valais à Martigny. Fort de cinq panélistes de premier plan, l’événement de Bilan a réuni une centaine de personnalités essentiellement féminines.

En tant que présidente de Martigny, Anne-Laure Couchepin Vouilloz a de son côté livré des remarques stimulantes sur son quotidien de femme politique. «On me demande tout le temps si c’est compliqué de mener ma mission à bien en tant que femme et mère de famille. Mais pour moi, c’est vraiment pas un sujet.» Lors de son début de carrière, Florence Schnydrig Moser a quant à elle quitté le Haut-Valais pour étudier les mathématiques à l’EPFL en français, alors qu’elle est de langue maternelle allemande. Longtemps cadre chez Credit Suisse et depuis juin CEO de Swisscard AECS, elle affirme: «Pour réussir, il ne faut craindre ni la difficulté, ni l’échec et se lancer. Il est néanmoins plus facile pour les femmes de faire carrière en Asie qu’en Suisse, où les structures restent très conservatrices.»

Directrice de La Cave de l’Orlaya, Mathilde Roux signe une réussite dans la viticulture. Entrepreneuse d’origine française, elle témoigne: «J’ai été très bien accueillie ici. Dans ma situation, être une femme est davantage un atout qu’un handicap.» Quant à Sandra Jean, directrice des rédactions du Nouvelliste, elle encourage les femmes à aller de l’avant: «Formez-vous, mettez tous les atouts de votre côté
et montrez de l’ambition! Une multitude d’opportunités sont là, à portée de main.» 

Mary Vacharidis
Mary Vakaridis

JOURNALISTE

Lui écrire

Journaliste chez Bilan, Mary Vakaridis vit à Zurich depuis 1997. Durant sa carrière professionnelle, elle a travaillé pour différents titres de la presse quotidienne, ainsi que pour la télévision puis la radio romandes (RTS). Diplômée de l'Université de Lausanne en Lettres, elle chérit son statut de journaliste qui lui permet de laisser libre cours à sa curiosité.

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