Bilan

Ce jeune Français qui a le goût des affaires

Avec deux établissements Duchessa et bientôt un hôtel de luxe, Max-Hervé George veut s’imposer en Suisse sur le marché de la restauration et de l’hôtellerie haut de gamme.

Max-Hervé George, 27 ans, dans son restaurant Duchessa à Etoy (VD).

Crédits: Olivier Evard

Quand on arrive sur l’esplanade du centre i.Life à Etoy, on ne s’attend pas à découvrir un tel établissement mêlant design, luxe, technologie et gastronomie. Duchessa, c’est un concept store lancé début juin par le jeune entrepreneur français Max-Hervé George. Sur plus de 1 000 m2, ce «royaume du goût» comprend un restaurant de 140 couverts avec terrasses et de nombreux corners proposant  des produits italiens de qualité: charcuterie tranchée minute, fromagerie et crémerie – dont la mozzarella, la ricotta et les yaourts sont fabriqués sur place devant les clients, tout comme les pâtes fraîches et les pizzas. A cela s’ajoutent une épicerie fine proposant plus de mille références sélectionnées pour Duchessa, une cave à vin, un bar à jus de fruits et légumes pressés, une boulangerie ainsi qu’un fabricant de glaces à l’azote liquide. 

Mais pourquoi cet ancien résident suisse de 27 ans, vivant aujourd’hui à Londres, s’est-il lancé dans un projet si ambitieux? «Cela fait sept ans que l’idée me trottait dans la tête. Déjà actif dans plusieurs secteurs, dont l’immobilier, je voulais développer une nouvelle activité et créer une chaîne de lieux innovants, luxueux mais qui proposent des produits à des prix corrects», indique Max-Hervé George.

Ainsi, même si l’espace emprunte tous les codes du luxe – sols et façades en marbre, inox et bois naturel – on retrouve à la carte des plats à moins de 20 fr. Autre parti pris: vendre les crus au même prix que dans l’épicerie fine, soit entre deux et trois fois moins chers que dans les restaurants traditionnels. «L’idée est de rendre les lieux accessibles à tout un chacun», indique le propriétaire qui estime que les restaurateurs en Suisse exagèrent trop souvent quant à certains prix pratiqués. 

L’endroit est aussi innovant puisque le passionné de haute technologie a conçu un système robotisé qui permet aux clients de faire leurs courses sans devoir porter un panier encombrant. Cette prouesse technologique représente un gain de temps, de confort et permet aux produits d’être conditionnés et conservés au frais jusqu’à leur arrivée en caisse.  

Aussi à Genève et à Gstaad

A Genève, le jeune entrepreneur présente également un projet tout aussi ambitieux. Nouveau locataire des lieux qui accueillaient le Buddha Bar à la place Neuve, il les a  repensés pour devenir plus ouverts sur l’extérieur. Sur trois espaces, Duchessa Genève comportera un lounge bar avec DJ, un espace pour des soirées privées, des food corners, une épicerie fine et un restaurant. Le même système robotisé qu’à Etoy est prévu, tout comme la philosophie d’offrir une sélection de vins aux prix du commerce. Une terrasse dotée d’un glacier est également envisagée en face du parc des Bastions. L’ouverture est attendue à la fin de l’année après trois mois de travaux et quelques millions de francs investis (les chiffres, estimés par Bilan, ne sont pas dévoilés). 

Max-Hervé George s’est encore lancé dans un projet d’hôtel ultraluxe à Gstaad. Sous le nom d’Ultima Gstaad, l’hôtel comprend une dizaine de suites, sept résidences, un spa, un bar ainsi qu’un restaurant Duchessa. L’ouverture est, elle aussi, prévue pour le mois de décembre 2016. 

Chantal Mathez

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