Bilan

Ce que dévoilent les couvertures du magazine Bilan

Depuis trente ans, les couvertures du mensuel, devenu bimensuel en 2005, accompagnent les transformations et les défis de l’économie romande et helvétique avec ses succès et ses turpitudes. Sélection.

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«L’équipe de ce journal tentera, chaque mois, de porter un regard sur la vie économique de ce pays; de raconter la marche des entreprises, de présenter les hommes et les femmes qui les font avancer.» C’est avec ces mots que le rédacteur en chef Max Mabillard définit la marque de fabrique de Bilan dans son premier éditorial publié en juin 1989. 

A peine porté sur les fonts baptismaux, le magazine romand (avec la collaboration de Bilanz) brise un tabou en dévoilant le patrimoine des Helvètes. Dans son édition d’octobre, il titre: «Paul Sacher, le Suisse
le plus riche.»
Industriel, mécène et chef d’orchestre, ce Bâlois qui est le plus gros actionnaire de Roche détient une fortune estimée entre 8 et 9 milliards de francs. Depuis trente ans, Bilan relève le même challenge en publiant le classement «Les 300 plus riches de Suisse».

Dès la première édition et pendant plusieurs années, la couverture du magazine dévoile le visage d’une personnalité figurant au cœur de l’actualité. Les portraits d’Elka Gouzer, «l’égérie des actionnaires», de David de Pury, «l’acrobate de l’impossible», d’Helmut Maucher, «l’empereur de Nestlé», de Christoph Blocher, «le patriote europhobe», ainsi que les révélations sur les turpitudes de Werner K. Rey, Florio Fiorini, Martin Ebner ou de Jürg Staübli, narrent les défis de l’économie helvétique et les chutes vertigineuses de quelques acrobates de la finance. Bilan n’oublie pas pour autant les acteurs de la culture et du sport avec Claude Nobs, «la star du jazz-business», Léonard Gianadda, «le Cervin de Martigny», et Sepp Blatter, «gouverneur de la planète foot», du fait des importantes retombées économiques générées par leurs activités.

En raison des déconvenues de quelques personnalités et sociétés, une légende commence à naître dans le landerneau romand: figurer sur la couverture de Bilan apporterait la poisse. Or, cette légende relève davantage du fantasme que de la réalité. Sauf pour Percy Barnevik, «l’idole trop parfaite»,  Vreni Spoerry, «la femme la plus puissante» ou Philipp Hildebrand, N° 1 des  «300 personnalité les plus influentes de Suisse», dont les aventures respectives au sein d’ABB, de Swissair et de la Banque nationale suisse finiront mal, ainsi que pour la compagnie aérienne SWA qui a dû déposer son bilan.

A partir de la deuxième moitié des années 1990, les personnalités disparaissent progressivement des couvertures pour laisser la place à des thèmes d’actualités et aux conseils. Alors que le chômage atteint un niveau record en 1997, le magazine avance des pistes pour sortir le pays du marasme: «Relance, comment débloquer la Suisse.» Avec «Vos impôts sont-ils bien gérés?»,«A 45 ans, j’arrête de travailler» ou «Immobilier, les 100 communes les plus attirantes», il cherche à élargir son lectorat en lui offrant des solutions pratiques aux préoccupations courantes.

Nouveaux thèmes

Dès 2005, Bilan devient bimensuel. Ses couvertures  continuent de privilégier les débats plutôt que les visages. On découvre néanmoins ceux du chef étoilé du restaurant de l’Hôtel de Ville de Crissier («Rochat ouvre ses comptes»), du patron de Serono («Son rôle à l’UBS, son argent, ses projets: E. Bertarelli parle»), d’une conseillère fédérale («Widmer-Schlumpf a-t-elle coulé la Suisse?») ou deux entrepreneurs romands («Kudelski-Borel: l’interview»). Apparaissent aussi de nouveaux «marronniers», ces sujets qui reviennent année après année, comme les «Meilleurs employeurs de Suisse romande», les «50 start-up dans lesquelles investir», les «Femmes leaders» et les «plus gros employeurs de Suisse romande».

Au cours de ces dernières années, les questions touchant à la politique économique, au management, aux cryptomonnaies  et à la révolution technologique figurent régulièrement en couverture: «Pourquoi les salaires n’augmentent pas», «Les pires erreurs des managers» «Bitcoin, gare aux arnaques» ou «Intelligence artificielle, les vraies et fausses promesses». Aujourd’hui, en plus de Bilan Luxe, le magazine publie aussi des suppléments comme Au fil du goût, Immoluxe et Formation.  

Jean Philippe Buchs
Jean-Philippe Buchs

JOURNALISTE À BILAN

Lui écrire

Journaliste à Bilan depuis 2005.
Auparavant: L'Hebdo (2000-2004), La Liberté (1990-1999).
Distinctions: Prix Jean Dumur 1998, Prix BZ du journalisme local

Du même auteur:

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