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Bulbee App étoffe son offre de cours et change son business model

L’application pour smartphone créée par l’enseignante genevoise Dina Mottiez est disponible depuis un peu plus d’un an. Mais sa fondatrice a choisi ce moment pour passer la vitesse supérieure: la version 2 de sa solution ne se limite plus à une mise en relation entre élèves et répétiteurs de matières scolaires mais ouvre un panel élargi d’offres et se met au gratuit.

L'app Bulbee repense son business model et élargit son offre d'apprentissages.

Crédits: DR

Mathématiques, Histoire, physique, allemand, biologie, géographie, français,… tout le panel des matières scolaires traditionnel figurait depuis plus d’un an sur l’app pour smartphone Bulbee. Lancée fin 2017 par l’enseignante et startupeuse genevoise Dina Mottiez, cette solution se voulait une passerelle idéale et pratique entre les répétiteurs, les élèves ayant besoin d’aide et les parents de ces derniers.

«Quand on est parent et que nos enfants sont en difficultés à l’école, c’est toujours un peu la panique pour trouver un moyen de les aider. Surtout quand on n’y comprend rien à la physique», témoigne Anne B., mère de famille ayant pris des cours pour plusieurs de ses enfants via Bulbee.

«Au cours de l’année, nous avons eu plus de 450 créations de compte. Dès son lancement, les gens ont rapidement été séduits par notre service. Dès lors, notre objectif a été d’accroître la fréquentation de notre application en instaurant la gratuité pour les utilisateurs particuliers de notre service. Une question nous trottait dans la tête: pourquoi une famille devait payer un abonnement pour chacun de ses enfants? Suite à cette réflexion, il nous est paru évident que nous devions modifier notre business model», explique Dina Mottiez.

Sortir des limites des matières scolaires

Au terme de six mois de réflexion et de développement, cette V2 a été mise en ligne voici quelques jours. Et les premiers chiffres valident les modifications: 45 inscrits dans les deux premières heures après le lancement, 650 abonnés supplémentaires sur Instagram en quelques semaines et 2178 visites sur ce même compte au cours des 7 derniers jours… 

Dès à présent, Bulbee se définit comme nouvel objectif de créer un véritable «Hub de l’apprentissage: apprendre ne se limite pas aux matières scolaires, ni aux âges de l’enfance, de l’adolescence et des études supérieures: on peut apprendre à tout âge de la vie, acquérir des connaissances en permaculture, découvrir le yoga ou encore apprendre à conduire…», expliquent les cofondateurs de l'app.

Avec sa deuxième version, Bulbee ouvre donc le champ des possibles. Et par là même, plusieurs simplifications se sont imposées, notamment celle des comptes utilisateurs. Dans sa première version, l’app offrait quatre types de comptes différents: répétiteur, élève majeur, élève mineur, parent. «Le nombre de types de comptes a été ramené à deux: apprenant et professeur, simplifiant ainsi l’utilisation de notre application», résume la startupeuse.

L’équipe de Bulbee App a donc réfléchi à ces nouveaux concepts. Pour offrir ainsi des services gratuits, il fallait trouver d’autres sources de revenus. La solution a donc été d'ouvrir désormais la plateforme à des sociétés actives dans le domaine de l’apprentissage de savoirs et savoir-faire et qui peuvent désormais proposer leurs propres enseignements sur Bulbee.

Les revenus tirés des offres de professionnels

«Les entreprises de cours, qui ont vu notre communauté s’agrandir et sont intéressées à déposer leurs offres de cours, pourront proposer leurs formations dans la rubrique professionnelle de Bulbee. Un utilisateur de l’application bénéficiera donc de deux offres bien distinctes: une offre de formation professionnelle dispensée par nos partenaires ou des cours de perfectionnement ou de soutien proposés par nos profs particuliers», explique la fondatrice de Bulbee. C’est par ce biais-là que l’entreprise Bulbee générera un revenu. 

Rapidement, la sauce de ces nouveaux concepts a pris car les premiers retours des utilisateurs sont positifs. Ainsi, Marc E., répétiteur actif sur la version 1, a déjà adopté la nouvelle solution: «Elle est plus épurée. Je dois encore m’habituer aux évolutions mais le concept est le même donc ça va. En plus elle est gratuite, je pense qu’elle va cartonner auprès de tous les étudiants. Une app gratuite fait vraiment la différence, surtout auprès des jeunes qui l'utilisent pour gagner de l'argent et non pour en dépenser».

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

Lui écrire

Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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