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BG Group repasse dans le vert en 2015 avant d'être absorbé par Shell

Le groupe gazier britannique BG Group a annoncé vendredi être repassé dans le vert en 2015 malgré la poursuite de la chute des cours des hydrocarbures et avant son absorption prévue par la major Royal Dutch Shell.

Shell avait annoncé en avril dernier vouloir acheter BG Group pour 47 milliards de livres (62 milliards d'euros au taux de change actuel) et l'opération devrait être finalisée dans les semaines à venir.

Crédits: AFP

Le groupe gazier britannique BG Group a annoncé vendredi être repassé dans le vert en 2015 malgré la poursuite de la chute des cours des hydrocarbures et avant son absorption prévue par la major Royal Dutch Shell.

Lors de l'année écoulée, le groupe a dégagé un bénéfice net de 2,334 milliards de dollars, contre une perte nette de 1,044 milliard de dollars en 2014.

La chute des cours du pétrole et du gaz ont pourtant pesé sur son activité, contribuant à faire baisser de 18% son chiffre d'affaires, à 16,302 milliards de dollars, et de 62% son bénéfice opérationnel avant éléments exceptionnels, à 2,429 milliards de dollars.

Mais BG Group s'est félicité d'avoir enregistré des progrès notables dans plusieurs de ses projets qui lui ont rapporté des liquidités. Il a évoqué notamment l'accélération du projet QCLNG en Australie, une production de gaz naturel liquéfié à partir de gaz de couche, et l'augmentation de son activité au Brésil, où il a mis en service sa sixième unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO), des navires utilisés pour traiter les hydrocarbure en mer.

Les activités de BG en Australie et au Brésil font partie des actifs qui ont particulièrement intéressé Shell au moment de décider d'acquérir BG. Shell avait annoncé en avril dernier vouloir acheter ce dernier pour 47 milliards de livres (62 milliards d'euros au taux de change actuel) et l'opération devrait être finalisée dans les semaines à venir.

En 2015, BG Group n'a de surcroît pas enregistré de lourde dépréciation, alors qu'il avait inscrit dans ses comptes 2014 une énorme charge de dépréciations après impôts de 5,9 milliards de dollars pour tenir compte de la chute des cours et de prévisions moins optimistes pour les prix du baril de Brent (la référence européenne du pétrole) pour les cinq années suivantes.

Cela a permis au résultat net du groupe de s'afficher au final en progrès en 2015 par rapport à celui de l'année précédente, faisant de BG une exception parmi les grands groupes mondiaux du secteur éprouvés par la chute des cours du pétrole, qui ont récemment flirté avec la barre symbolique des 30 dollars le baril.

Comme les autres, BG a néanmoins dû drastiquement réduire ses investissements, de 32% à 6,4 milliards de dollars l'an passé.

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