Bilan

Bénéfice net d'Adecco en fort recul au 1er trimestre

Adecco, le numéro un mondial du placement de personnel, a accusé des résultats en forte baisse au premier trimestre 2013.
Adecco a accusé des résultats en forte baisse au premier trimestre 2013. Le numéro un mondial du placement de personnel a vu son bénéfice net chuter de 40% par rapport à la même période de l’an dernier à 67 millions d’euros (82 millions de francs).

Le résultat opérationnel s’est pour sa part contracté de 31% pour s’établir à 116 millions d’euros, a indiqué mardi Adecco. Le chiffre d’affaires a lui fléchi de 10% à 4,56 milliards d’euros. En terme organique et corrigé du nombre de jours ouvrés, le recul se limite à 5%.

Le résultat d’exploitation EBITA est ressorti à 127 millions d’euros, en baisse de 30% sur un an. La marge correspondante s’est détériorée de 0,8 point à 2,8%. Les chiffres dévoilés mardi par Adecco s’avèrent inférieurs aux prévisions des analystes.

Les coûts de restructuration ont atteint au premier trimestre 11 millions d’euros, dont 6 millions pour la réorganisation des activités en France, où les marques Adecco et Adia ont été réunies sous un même toit.

Recul en France

Premier marché d’Adecco, la France a vu son chiffre d’affaires se contracter de 17% en terme organique à 1,05 milliard d’euros. L’Amérique du Nord, autre marché de taille, affiche en revanche une croissance de 2% à 888 millions d’euros. De son côté, la Suisse, qui représente seulement 2% de l’ensemble des recettes, a reculé de 9% à 89 millions d’euros.

En Asie, le Japon a également subi une baisse marquée de 21% à 292 millions d’euros. Les pays émergents ont quant à eux profité d’une hausse de 4% à 449 millions d’euros, notamment grâce à l’Amérique latine.

Le patron d’Adecco, Patrick de Maeseneire, a estimé que le groupe avait réalisé «un résultat solide au premier trimestre» vu le contexte économique difficile en Europe. «Les recettes ont atteint le creux de la vague en Europe», tandis que l’activité en Amérique du Nord continue à se maintenir, a relevé le Belge, en poste depuis juin 2009.

Cette tendance s’est confirmée en avril, les conditions restant difficiles en France. Adecco s’appuie néanmoins sur le reste de l’Europe, où ses revenus se sont dans l’ensemble soit stabilisés soit légèrement améliorés.

Objectifs confirmés

«Si l’économie se développe comme nous le prévoyons aujourd’hui - une amélioration fin 2013 et une accélération en 2014 - nous pourrions retourner à une croissance positive au quatrième trimestre», a relevé Patrick De Maeseneire.

Le groupe a confirmé ses objectifs financiers à moyen terme. Il vise d’ici 2015 une marge opérationnelle EBITA supérieure à 5,5%. Les résultats d’Adecco ne constituent pas une surprise, les concurrents Randstad et Manpower ayant déjà fait état de chiffres d’affaires en retrait au premier trimestre.

A la Bourse suisse, l’action Adecco gagnait en fin de matinée près de 2,8% à 52,10 francs, après une ouverture en zone négative. «A l’exception de la France, la croissance est en train de se stabiliser en Europe et continue d’être positive aux Etats-Unis et dans les marchés émergents», a commenté Michael Foeth, analyste chez Vontobel, dans une note de recherche.
Jean-Claude Meier

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