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Baisse du bénéfice de Swiss au 1er semestre, Lufthansa dans le rouge

Swiss a vu ses ailes rognées par la hausse des frais de carburant et de maintenance au premier semestre. La compagnie a enregistré une chute de 24% à 245 millions de francs du bénéfice d'exploitation, tandis que le chiffre d'affaires, de 2,58 milliards, s'est maintenu au même niveau que douze mois plus tôt.


Le directeur général Thomas Klühr relève que la compagnie dispose « d'une des flottes les plus modernes d'Europe, performante sur le plan écologique ».

Crédits: AFP

La filiale de Lufthansa rappelle que le premier semestre 2018, qui fait office de base de comparaison, avait débouché sur un résultat record. Cette année, outre la hausse du carburant, la compagnie a souffert de la « pression continue sur les prix sur le marché européen », en situation de surcapacité, et de la baisse de la demande de fret, relève le communiqué publié mardi.

Sur le seul deuxième trimestre, Swiss a pu atténuer les effets négatifs « en optimisant la gestion de son offre, en particulier sur les lignes européennes ». La période d'avril à juin lui a permis d'engranger un bénéfice opérationnel de 197 millions de francs, son deuxième meilleur résultat jamais atteint lors d'un deuxième trimestre.


« Bien que nous n'ayons pas atteint le résultat record de l'an dernier, nous pouvons nous estimer satisfaits au vu de la conjoncture difficile sur le marché. L'évolution des résultats est conforme à nos attentes », commente dans le communiqué le directeur financier Michael Niggemann.

Pour l'ensemble de 2019, Swiss vise une marge d'exploitation (BAII) ajustée à deux chiffres. Au deuxième semestre, Swiss poursuivra la modernisation de sa flotte et prendra livraison des deux Boeing 777-300ER supplémentaires, commandés en mai 2018.


Lufthansa souffre

Le même jour, la maison-mère Lufthansa a annoncé de mauvais résultats, tout en invoquant dans l'ensemble le même type de difficultés que Swiss. Le géant allemand a plongé dans le rouge sur le semestre, avec une perte nette de 116 millions d'euros (quelque 127 millions de francs), contre un bénéfice de 713 millions en 2018. Outre la concurrence des compagnies « low cost" en Europe et des coûts plus élevés, ce débours s'explique aussi par une provision de 340 millions pour risques fiscaux.

Au seul deuxième trimestre, le bénéfice net a chuté de 70% à 226 millions d'euros, inférieur aux prévisions. Avec 1,8 milliard d'euros, la facture de kérosène a été sur ce trimestre 16% plus élevée que douze mois plus tôt.




La marge d'exploitation, revue à la baisse en juin, ne devrait pas dépasser 5,5 à 6,5% pour l'année, pour un résultat d'exploitation attendu entre 2 et 2,4 milliards d'euros.

« Nous partons du principe que le marché européen restera aussi compliqué au moins jusqu'à fin 2019", a précisé le groupe.

La filiale à bas coûts Eurowings a creusé ses pertes semestrielles (-273 millions d'euros de déficit opérationnel ajusté) et ne devrait pas retrouver les chiffres noirs avant 2021.

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