Bilan

Airbus laisse planer la menace sur ses futurs investissements en cas de Brexit

Le patron de Airbus Group emploie 15.000 personnes en Grande-Bretagne, dans des activités comme la production d'ailes pour les avions de ligne, des satellites ou des hélicoptères.

"Nous ne sommes pas particulièrement inquiets sur l'impact à court terme et la réalité, c'est que nous ne savons pas à quoi ressemblerait la vie en dehors" de l'UE, poursuit Paul Kahn.

Crédits: AFP

Le patron de Airbus Group au Royaume-Uni a laissé planer lundi la menace sur les futurs investissements du géant de l'aérospatiale dans le pays en cas de Brexit après le référendum du 23 juin, dans un entretien avec l'AFP.

Le groupe européen d'aéronautique et de défense emploie 15.000 personnes en Grande-Bretagne, dans des activités comme la production d'ailes pour les avions de ligne, des satellites ou des hélicoptères.

"Nous utilisons les bénéfices du marché unique en permanence au quotidien", affirme le président de Airbus Group UK, Paul Kahn, citant la possibilité pour les employés de circuler entre les principaux pays du groupe, l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l'Espagne.

Outre les avantages liés à la "diversité culturelle", Paul Kahn souligne le travail effectué chez Airbus "de façon très intégrée et collaborative".

"Nous avons 6.000 personnes qui fabriquent des ailes (d'avions de ligne) au nord du Pays de Galles" et ces ailes partent ensuite sur le site de Toulouse "pour créer un produit compétitif au plan mondial", explique le dirigeant.

Ces emplois très qualifiés sont précieux pour le pays et en particulier pour une région qui a souffert de la désindustrialisation. Le ministre britannique des Finances, George Osborne, a ainsi récemment brandi sur un plateau de la BBC un composant d'aile d'Airbus pour illustrer les risques économiques associés à un Brexit.

"Nous ne sommes pas particulièrement inquiets sur l'impact à court terme et la réalité, c'est que nous ne savons pas à quoi ressemblerait la vie en dehors" de l'UE, poursuit Paul Kahn.

A plus long terme, le vrai danger pourrait se manifester lors des futurs arbitrages pour de nouveaux investissements dans le pays.

"Si les investissements vont ailleurs, alors les emplois et les bénéfices liés à cet investissement iront ailleurs aussi", met-il encore en garde.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."