Bilan

Adecco enregistre des profits en hausse pour 2013

L'entreprise suisse de placement de personnel réalise un bénéfice net en croissance de près de 50%, en conformité avec les objectifs du groupe.

Patrick De Maeseneire, CEO de Adecco, s'est félicité d'avoir "significativement amélioré la profitabilité en France", son principal marché en difficulté.

Crédits: Keystone

Le spécialiste du travail intérimaire Adecco a dégagé en 2013 un bénéfice net en forte hausse. Le groupe va proposer le versement d'un dividende de 2,00 CHF, supérieur de 11,1% à celui versé au titre de 2012. Le numéro un mondial du secteur a également confirmé ses objectifs à moyen terme et a dit tabler sur la croissance organique au moins jusqu'à fin 2015, a-t-il annoncé mercredi.

"Les résultats 2013 ont confirmé nos estimations, avec une amélioration graduelle pendant l'exercice", a indiqué le directeur général (CEO) Patrick De Maeseneire. Le patron s'est félicité d'avoir "significativement amélioré la profitabilité en France", son principal marché en difficulté.

Le profit net a augmenté de 48% à 557 mio EUR et le bénéfice d'exploitation a pris 16% à 779 mio EUR, tandis que le chiffre d'affaires a baissé de 5% à 19,5 mrd EUR, a précisé Adecco dans un communiqué. La marge brute s'est améliorée de 40 points de base à 18,3%

Sur le seul quatrième trimestre, le profit net a été multiplié par près de cinq à 174 mio EUR, alors que le résultat d'exploitation a pris 54% à 210 mio EUR. Les recettes ont atteint 4982 mio EUR, en recul de 1% en euro mais en hausse de 4% en monnaies locales.

Le groupe a dépassé les prévisions pour le dernier trimestre. Les analystes interrogés par AWP avaient en effet tablé sur un résultat net de seulement 129 mio EUR et des recettes de 4892 mio EUR.

Entre octobre et décembre, Adecco a vu ses recettes se stabiliser en France à 1,2 mrd EUR, alors qu'elles ont progressé de 3% à 928 mio EUR en Amérique du Nord, de 7% au Royaume-Uni et en Irlande et de 10% en Allemagne et en Autriche.

COÛTS DE 20 MIO EUR EN 2014

Le Japon a subi un repli de 3% à 270 mio EUR, alors que la Suisse est restée stable à 110 mio EUR. Les pays émergents ont quant à eux profité d'une solide progression des revenus de 11% à 482 mio EUR. Ces derniers représentent désormais 10% des recettes totales du groupe.

"Le plus difficile est derrière nous", a estimé M. De Maeseneire. Certains pays disposent encore d'un potentiel de croissance, notamment les pays scandinaves. "La croissance dans les pays nordiques a continué de s'améliorer ces derniers mois, principalement en Suède", selon le directeur général.

La France et le Japon sont toujours à la traîne et la direction d'Adecco ne table pas sur une amélioration rapide de la situation. La restructuration de l'activité dans l'Hexagone est quasiment terminée. "Nous avons débuté très tôt avec des réformes (en France), et la plupart ont été réalisées", selon le CEO.

Dans le placement général de personnel dans le secteur industriel et les bureaux, le chiffre d'affaires a augmenté de 4% à 3,7 mrd EUR, alors que le placement de personnel spécialisé a enregistré une hausse de 2% à 1,1 mrd EUR.

Adecco s'est déclaré optimiste pour 2014, estimant que la plupart des économies européennes avaient amorcé leur reprise. Le groupe s'attend à ce que la demande en intérimaires poursuive sa progression. En janvier et février, la société a enregistré une progression du chiffre d'affaires de 5%.

La nouvelle année devrait être marquée par des coûts de restructuration d'environ 20 mio EUR. Adecco a malgré tout confirmé son objectif de marge EBITA supérieure à 5,5% en 2015, contre 4,0% en 2013. Atteindre cet objectif dès cette année a cependant été jugé "irréaliste" par M. De Maeseneire.

D'ici la fin de l'année prochaine, le groupe mise sur la croissance organique, excluant d'ici là les acquisitions, selon le CEO. Ce dernier a ajouté qu'Adecco n'avait dans l'immédiat pas besoin d'effectuer des rachats.

A la Bourse suisse, l'action Adecco montait fortement, de 4,85% à 78,85 CHF, dans un SMI en baisse de 0,79% à 13h04.

Adecco a plus que rempli les attentes des analystes, a souligné la banque J. Safra Sarasin. Le groupe a dépassé une fois de plus les taux de croissance de ses concurrents Manpower et Randstad.

La Banque cantonale de Zurich (ZKB) a été plus nuancée, estimant que, hors éléments exceptionnels et impôts, les résultats net et opérationnel ont été conformes aux attentes.

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