Bilan

SoftBank reste muet sur un éventuel rachat de DreamWorks Animation

Le groupe japonais SoftBank s'est refusé à tout commentaire sur un éventuel rachat de DreamWorks Animation, le plus grand studio indépendant de dessins animés d'Hollywood.

Issu d'une scission des studios DreamWorks fondés par David Geffen, Steven Spielberg and Jeffrey Katzenberg, DWA a accumulé les succès dans l'animation avec des films comme Shrek et Kung Fu Panda.

Crédits: DR

Le groupe japonais de télécommunications SoftBank s'est refusé lundi à tout commentaire après des informations de presse faisant état d'une volonté de rachat de DreamWorks Animation (DWA), le plus grand studio indépendant de dessins animés d'Hollywood.

"Nous ne commenterons pas des spéculations et rumeurs", a simplement déclaré un porte-parole à l'AFP.

Les discussions ont d'abord été évoquées par le Hollywood Reporter, qui a fait état d'une offre de 32 dollars par action valorisant le groupe à 3,4 milliards de dollars, soit une prime significative par rapport au cours de clôture de vendredi à Wall Street (22,36 dollars).

Des médias britanniques et américains se sont fait l'écho d'un projet similaire, sur la base de déclarations de sources proches du dossier. Les négociations en sont encore à un point où un échec reste possible, a cependant averti le Financial Times sur son site.

Selon le quotidien nippon Nikkei, une "personne liée à SoftBank" a reconnu l'existence de contacts entre les deux groupes, mais souligné qu'un accord était "peu probable".

Le groupe japonais a récemment vu ses ambitions d'expansion aux Etats-Unis contrariées. Du fait de réticences des autorités de régulation, il a renoncé à jeter son dévolu sur le quatrième opérateur américain de services cellulaires, T-Mobile US, après avoir déjà avalé le troisième, Sprint.

Mais son PDG, le milliardaire Masayoshi Son, continue de chercher des proies.

SoftBank dispose en outre potentiellement d'un pactole conséquent après l'entrée en Bourse le 19 septembre de la galerie marchande chinoise Alibaba, dont il est actionnaire à 32%.

L'acquisition de Dreamworks lui offrirait une autre porte d'entrée pour affronter ses rivaux, via un portefeuille de contenus, complémentaire de ses réseaux. Dans la même optique, il a déjà mis la main sur le développeur GungHo, créateur du jeu Puzzle & Dragons, ou encore le concepteur finlandais de jeux vidéo Supercell.

Issu d'une scission des studios DreamWorks fondés par David Geffen, Steven Spielberg and Jeffrey Katzenberg, DWA a accumulé les succès dans l'animation avec des films comme Shrek et Kung Fu Panda.

A la Bourse de Tokyo, les investisseurs ont cependant accueilli ces informations avec scepticisme: le titre glissait après la pause déjeuner de 1,08% (-86 yens) à 7.814 yens, dans un marché en hausse de 0,43%.

"Il n'y a pas vraiment d'enthousiasme. En fait, cela rappelle l'offre de Sony sur Columbia Pictures en 1989, qui n'a pas vraiment eu d'effet bénéfique sur le long terme sur l'action de Sony", a commenté un courtier, cité par Dow Jones Newswires. "SoftBank semble être à court d'options d'acquisitions et décide du coup de se tourner vers le contenu, mais ce n'est pas la même chose que de faire croître son activité principale".

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