Bilan

«Mon père m’a appris le culte du travail»

Barthélémy Constantin, 21 ans, pose un regard empreint d’une admiration sans faille sur le parcours et la personnalité de son père Christian, homme d’affaires et président du FC Sion.

Christian et Barth Constantin œuvrent tous deux pour le FC Sion.

Crédits: Sedrik Nemeth

Christian Constantin, promoteur immobilier et président du FC Sion, a deux filles de 31 et 18 ans et un garçon, Barth, de 21 ans. L’homme tient à transmettre à son fils le respect de la parole donnée, le sens du travail et surtout savoir être égal avec tout à chacun, que ce soir le ferrailleur sur le chantier comme le directeur d’un palace. Pour lui, il est essentiel de ne pas critiquer l’autre, de ne pas le blesser. Quand on a des projets, il faut les faire avec passion, ne jamais abandonner et savoir relever la tête. Pas de doute, Barth, directeur sportif du FC Sion, a bien compris la leçon.  

Enfant, quel genre de père était-il pour vous?

Mon père a toujours été présent malgré son travail très absorbant. Il m’accompagnait au foot et me témoignait beaucoup d’intérêt. En cas de coup dur, il était toujours là. 

Quelles valeurs de vie vous a-t-il inculqué?

Il m’a inculqué le culte du travail, la passion, l’honnêteté. Il faut avoir une parole et faire ce que l’on dit ! Dans le travail, il me dit toujours on peut être amis, mais il faut faire une séparation entre l’amitié et le boulot. Quand quelque chose ne va pas, il faut savoir le dire. Le travail, c’est le travail!

Vous suivez les ambitieux projets de votre père. De quoi êtes-vous le plus fier?

Il est vrai que je suis davantage ses projets foot que ses projets architecturaux. Je suis fier de sa ténacité. Lorsqu’il s’engage dans un projet, il va toujours au bout de ce qu’il a entrepris. 

Quelles sont les qualités dont vous auriez pu hériter de lui? 

Mon père a tellement de qualités! J’essaie de tirer le maximum de ses enseignements. Ne rien lâcher, se battre. Rien ne tombe du ciel. 

Si vous lancez votre entreprise, votre père vous encouragerait-il?

Evidemment. Mais il analyserait la faisabilité de mon projet. S’il avait le sentiment que j’allais me casser la figure, il me le démontrerait et ajusterait les données pour me donner toutes les chances de réussir.  

Est-ce qu’il vous aiderait financièrement?

Cela ne m’intéresse pas qu’il m’aide financièrement! Je tiens à me débrouiller seul. Il m’a donné les outils pour gagner de l’argent. C’est à moi de me battre. Mon père est généreux avec moi comme il l’est avec tout le monde. Il me donne son amour et sa confiance. Ça me suffit.

Vous a-t-il inculqué la valeur de l’argent?

Oui. L’argent, ça ne pousse pas comme les carottes. Il faut travailler pour en gagner, se battre, ne rien lâcher. 

Est-il du genre à vous dire «débrouille-toi» ou plutôt à vous soutenir?

Mon père est intelligent. Il sait ce que je peux faire seul, comme les transferts au niveau du foot, par exemple. Je prépare l’ensemble du dossier, mais c’est toujours lui qui finalise l’opération.

Avez-vous envie de marcher sur ses traces?

J’ai l’ambition de faire perdurer ce qu’il a construit. Je ne veux pas, qu’après lui, cela disparaisse. 

Que ne feriez-vous pas comme lui?

Chacun doit apprendre de ses expériences. Je ne peux pas lui ressembler en tous points. Même si nous sommes très proches, nous sommes forcément différents. 

Que pourriez-vous lui reprocher?

Si je devais lui reprocher quelque chose, je le ferais entre quatre yeux. 

Anne-Marie Philippe

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