Bilan

«Daniel est un papa attentionné»

Fils unique du syndic de Lausanne, Alexandre Brélaz est âgé de 23 ans. Il évoque un père aimant, bien que très pris par ses activités, et qui lui a appris «une certaine ouverture d’esprit».

Alexandre Brélaz et son père Daniel Brélaz.

Crédits: Olivier Evard

Alexandre Brélaz, 23 ans, son CFC d’informaticien en poche, suit des cours à l’Ecole technique des métiers de Lausanne pour devenir technicien ES en télécommunication. Un diplôme approchant le niveau d’ingénieur. Rencontre.

Alexandre, un père comme le vôtre, d’une telle envergure, n’est-ce pas lourd pour un fils?

Actuellement, je le vis bien mais, au collège, certains moments étaient moins faciles. La vie privée de mes parents relayée par la presse donnait lieu à des plaisanteries douteuses de la part de mes petits copains. Avec la maturité, tout a changé. Aujourd’hui, ils me sollicitent pour des avis politiques ou les votations sachant que je suis particulièrement bien informé. Mon père est une source de savoir inépuisable. 

Comment pouvez-vous «exister» avec un père réputé pour une intelligence, dit-on, si exceptionnelle?

L’intelligence de mon père est exceptionnelle dans certains domaines comme les mathématiques, le français ou la politique, mais je suis meilleur en informatique . Je suis aussi extrêmement bricoleur alors que mon père ne sait pas planter un clou. J’ai donc «fait ma place» grâce à notre complémentarité.

N’avez-vous jamais été tenté par la politique? 

Je pensais que les gens qui s’engageaient devaient avoir fait de hautes études. J’ai compris aujourd’hui que ce n’était pas le cas et, en 2021, j’ai l’intention de me présenter au Conseil communal de Lausanne. Je suis déjà engagé auprès de la Société de développement Lausanne-Jorat comme bénévole. Ce sera une suite logique.

Quel est le plus beau souvenir d’enfance avec votre père?

J’ai beaucoup de beaux souvenirs avec mon père. Je pense aux merveilleux voyages, notamment en Turquie où nous avons vécu des choses fantastiques, découvert des cultures. Et on a tellement ri! Nous partageons un goût commun pour les films de science-fiction. Des petits moments rien qu’à nous deux. 

Enfant, vous a-t-il manqué?

Plus qu’un manque, une inquiétude! Je me suis inquiété de le voir partir à 5 h 45 pour ne revenir qu’à 23 h. Ce n’est pas une vie. Enfant, il me consacrait, deux, trois heures, tous les dimanches. J’adorais nos petites virées en Gruyère ou ailleurs. Et petit, si je faisais un cauchemar, il me prenait à côté de lui. Il m’a beaucoup dorloté. C’est un papa attentionné.

Quelles sont les qualités dont vous auriez pu hériter de votre père?

Il m’a appris l’écoute et, grâce à lui, j’ai une certaine ouverture d’esprit. Pour mon père, on ne peut jamais aller dans l’extrême et personne n’a forcément raison.

Contrairement à lui, vous n’avez pas cherché à maigrir, pourquoi?

Je tente, mais différemment. Je le fais de façon progressive sans m’imposer de régimes astreignants.  

Selon vous, comment votre père va-t-il vivre sa disparition du devant de la scène lausannoise?

Au début, il va trouver cela bizarre. Et pourtant cette retraite, il l’a méritée. Il doit prendre soin de lui!  Mais il va continuer à siéger au Conseil national et garder la présidence des TL.  

Que ne feriez-vous pas comme lui ?

Je consacrerais plus de temps à ma femme, ma famille.  

sean layland

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