Bilan

«C’est l’endroit idéal pour entreprendre!»

Lyonnais d’origine, Stéphane Madoeuf enseigne à HEC Paris et vit à Genève où il a lancé trois start-up. Sa dernière idée, Printabit, imprime des objets en 3D pour les designers et les artistes.

Stéphane Madoeuf, 45 ans, est marié avec 3 enfants. Il emploie 4 salariés à Genève.

Crédits: Frédéric Laverrière

Il a installé sa start-up au milieu des horlogers à Plan-les-Ouates, tout près des œuvres d’art du port franc de Genève. Passionné d’horlogerie et de technologies, Stéphane Madoeuf est un self-made-man original, au sens relationnel aiguisé.

Parti de rien, le Français quitte l’Ecole supérieure pour créer sa première entreprise avant d’entrer à l’armée: «En sortant du service militaire, je n’avais aucun diplôme, aucun boulot. J’ai décidé d’apprendre l’anglais.» Il choisit l’Ecosse pour un séjour linguistique, qu’il parvient à transformer en MBA, financé par l’Etat écossais. Deux ans plus tard, le voilà bilingue et diplômé en business marketing.

De son propre aveu, Stéphane Madoeuf a un côté «no limit». «J’en veux toujours plus, c’est vrai. Et j’ai tendance à mélanger le pro et le perso. Mais j’apprends aussi à dire non.»

Son premier job sera basé en Irlande: Oracle le recrute puis le mute à Genève. Quand il arrive en Suisse en 1998, c’est le coup de foudre. Il n’en partira plus. Mais il quittera Oracle. «Au début des années 2000, j’avais très envie de comprendre internet et les nouvelles technologies. J’ai identifié trois écoles intéressantes, dont HEC Paris qui m’a accepté. J’ai repris mes études à 33  ans.»

Stéphane Madoeuf s’installe avec femme et enfant sur le campus jusqu’au diplôme qu’il décroche fin 2003. Il rentre aussitôt à Genève parce qu’il aime «la mentalité genevoise. La Suisse est le champion mondial de l’innovation, dit-il. C’est l’endroit idéal pour entreprendre! Et puis il y a une excellence manufacturière dont j’ai besoin ici pour mes produits.»

Printabit, sa start-up créée en 2013 avec un ancien d’HEC et un de ses amis, imprime des objets en 3 dimensions pour les artistes, designers, architectes: «On fabrique des outils pour la restau-ration d’œuvres d’art. On imprime des maquettes en miniature pour les designers en mobilier. Et on produit des flacons de parfum pour Givaudan.»

Passionné d’art et de technologies

Stéphane Madoeuf reste en contact avec tous ceux qu’il croise. Après plusieurs années, son ancien directeur d’études lui propose de le remplacer à HEC. «Le courant était très bien passé entre nous. Je travaille maintenant à 35% pour HEC Paris où je dirige la majeure «management et nouvelles technologies».

Entreprendre et enseigner: Stéphane Madoeuf ne choisit pas. D’un côté, il forme l’élite digitale de demain, de l’autre il entreprend autour de sa passion de l’art et des technologies. Après Printabit, il vient d’ouvrir nyce.ly, une galerie d’art en ligne. «On imprime et on vend des œuvres d’art en 3D d’une dizaine d’artistes. Depuis la fabrication jusqu’à la commercialisation des œuvres dont la finition est assurée par des artisans suisses…» Les prix des œuvres 3D vont de 900 à 13 500  francs. 

Catherine Nivez
Catherine Nivez

JOURNALISTE

Lui écrire

Journaliste en France depuis 1990, d’abord comme reporter et journaliste dans le secteur de la musique, puis dans les nouvelles technologies, internet et l’entrepreneuriat. Après 20 ans en France, elle migre en Suisse et à Genève où elle vit et travaille désormais sur sa nouvelle passion: l’alimentation et la santé.

Elle a fait l’essentiel de son parcours dans l’audiovisuel français (France Inter, France Info, Europe1, ou encore Canal+). Désormais journaliste freelance en Suisse, elle a signé une série d’articles pour le quotidien suisse romand Le Temps et travaille désormais pour Bilan.

Vous pouvez aussi retrouver ses blogs : www.suisse-entrepreneurs.com, galerie de portraits des entrepreneurs qu'elle côtoie en Suisse, et sur LE BONJUS son nouveau blog consacré aux jus et à l’alimentation.

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