Bilan

«C’est l’effervescence. On est obligé de bouger»

Jean-Philippe Bonardi a repris en août les rênes d’HEC Lausanne, alors que l’institution centenaire doit repenser l’enseignement.
Crédits: Dr

Depuis cet été, c’est l’ancien vice-doyen, Jean-Philippe Bonardi, qui dirige la faculté des Hautes Etudes commerciales de l’Université de Lausanne. Le professeur se réjouit de l’«énergie collective» dégagée par son équipe, les professeurs et les étudiants et du «formidable potentiel de développement» d’HEC. Il espère en faire «une institution phare en Europe».

Quelles sont les ambitions du décanat pour les trois prochaines années?

L’école doit devenir ce générateur et réservoir d’idées pour l’ensemble de son écosystème. Grâce à nos recherches, nous avons cette possibilité de comprendre de quoi le monde de demain sera fait. Nous avons des idées à proposer pour les grands changements actuels et à venir, comme la globalisation, le big data ou la banque privée. HEC doit aussi devenir une plaque tournante de l’entrepreneuriat pour l’ensemble de la communauté universitaire et cantonale, en stimulant particulièrement les projets low-tech.

Quels sont vos principaux défis?

C’est l’effervescence sur le plan concurrentiel. Outre des classements internationaux, il faut compter sur une concurrence accrue au niveau local avec Saint-Gall et Genève, mais aussi les HES qui cherchent à acquérir un statut proche de celui universitaire. On est obligé de bouger, et de pousser vers des niveaux encore plus hauts avec un enseignement généraliste. Les programmes doivent garantir un niveau de qualité, tant sur le contenu que dans les relations. Nous allons devoir reprendre la structure de certains masters.

Comment HEC Lausanne arrivera à se différencier des autres?

Renforcer la recherche est un de nos objectifs majeurs, mais nous allons travailler pour la rendre plus accessible et visible, pour tous. On va intégrer le leadership et l’entrepreneuriat dans l’ensemble des programmes, deux composants devenus essentiels dans n’importe quelle orientation. Nous poursuivrons les échanges à l’étranger, notamment ceux anglophones, et développerons des programmes uniques, à l’image du QTEM, où les étudiants partent chaque semestre dans un pays différent.  

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