Bilan

31 startups suisses dans lesquelles investir

Le jury de Bilan a sélectionné 31 jeunes pousses innovantes à la recherche de fonds. Elles sont principalement actives dans les technologies médicales, mais proposent aussi des solutions en matière environnementale ou de services.

  • Crédits: Shutterstock/Istock

Malgré ces douze derniers mois rythmés par le Covid-19 et les confinements successifs, les startups ont su faire front. Elles n’ont pas disparu des radars. Bien au contraire.

Pour la 9e édition consécutive, une vaste opération a été menée pour découvrir de nouvelles pépites technologiques de moins de trois ans dans lesquelles investir.

Après avoir sollicité incubateurs et parcs technologiques en Suisse, 270 jeunes pousses ont été répertoriées. Les noms de ces startups ont été obtenus grâce au soutien des différents acteurs qui participent au développement de cet écosystème, tels Basel Area, BioAlps, Biopôle, CimArk, CleantechAlps, CSEM, Fongit, HES-SO, Innovaud, MassChallenge, Microcity, Pactt Technology Transfer, Startupticker, [email protected] et Unitectra.

Parmi ces 270 startups, 88 ont envoyé leur dossier. Finalement, après une étude de leur business plan et de leur technologie, le jury en a gardé 31. Elles proviennent de toute la Suisse mais sont en majorité romandes. Lors des précédentes éditions, elles étaient 50 à passer cette sélection. Désormais, Bilan et les membres du jury ont décidé de ne plus désigner un nombre fixe de startups mais d’adapter le choix final en fonction de la qualité des dossiers obtenus. Ainsi, le nombre d’élues pourra varier d’une année à l’autre. D’où le changement d’appellation de cette opération en «Meilleures startups dans lesquelles investir».

Cette 9e édition a sélectionné des jeunes pousses actives principalement dans le secteur de la biotechnologie et des technologies médicales. Certaines s’attaquent au traitement de maladies incurables. Des innovations sont aussi en lien avec la procréation médicalement assistée, la prise en charge de l’ostéoporose, le développement de nouveaux implants neuronaux ou celui de machines permettant le traitement à domicile de l’insuffisance rénale.

L’autre tendance qui reste très en vogue, ce sont les projets en lien avec le développement durable. Le jury a découvert des startups impliquées dans la révolution verte qui proposent des solutions allant du nettoyage de l’espace à la fabrication d’un nouveau réacteur destiné à produire de l’hydrogène. On peut aussi évoquer les exemples d’une startup qui recycle du plastique pour le transformer en carburant ou d’un procédé permettant de valoriser le CO2 émanant des usines.

Enfin, conséquence probable du Covid, dans le secteur B2C (business to consumer), la télémédecine, les consultations vétérinaires en ligne ou l’amélioration de l’enseignement à distance font partie des nouvelles tendances.

Ces jeunes sociétés sélectionnées sont toutes en recherche de fonds pour mener à bien leurs projets et financer leur croissance. Or, sur l’ensemble de l’année 2020, on constate une baisse des investissements dans les jeunes entreprises de 7,4% pour atteindre 2,1 milliards de francs, selon le dernier rapport de Swiss Venture Capital Report. Le flux financier dans de nouveaux projets s’est montré plutôt réservé. De plus, ces investissements ont baissé de 1,2 milliard à 720 millions de francs dans le secteur ICT. Seules les startups dans les domaines des sciences de la vie ont pu augmenter l’afflux de capitaux propres. Elles ont ainsi récolté plus de 800 millions de francs, soit une augmentation de 31%.

Ainsi, la situation ne s’est pas drastiquement détériorée pour les startups. En raison de l’afflux massif de capitaux institutionnels, les fonds de private equity et de capital-risque ont levé des sommes considérables entre 2017 et 2019 qui n’attendent qu’à être investies. Les startups présentées dans ce dossier constituent de nouvelles opportunités d’investissement.


Le jury 2021

Patrick Aebischer, ex-président de l’EPFL 

Samareh Azeredo da Silveira Lajaunias, cofondatrice de Lascco

Olivier Brourhant, CEO de Mantu

Raphaël Domjan, explorateur et président de PlanetSolar

Tatjana de Kerros, head of venturing chez Ricolab

Abir Oreibi, CEO de Lift

Sean Park, cofondateur d’Anthemis

Aude Pugin, CEO d’Apco Technologies

François Randin, CEO de Green Motion

Laurent Sciboz, directeur de recherche HES-SO Valais

Jean-Christophe Zufferey, cofondateur de SenseFly

Bloch Ghislaine NB
Ghislaine Bloch

Journaliste

Lui écrire

Ghislaine Bloch a découvert le monde de la vidéo et du reportage dès son adolescence. Après l'obtention d'un master à la Faculté des Hautes Etudes Commerciales de l'Université de Lausanne, elle démarre sa carrière à L'Agefi où elle effectue son stage de journaliste. Puis elle rejoint le quotidien Le Temps en 2004 où elle se spécialise dans les sujets liés aux start-up, à l'innovation, aux PME et à la technologie. Des thématiques qu'elle continue de traiter chez Bilan depuis 2019.

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