Bilan

1357 postes "supprimés ou transférés" chez Airbus

"1357 postes seront soit supprimés soit transférés, sur un total de 10'000 emplois" dans les services impactés, a indiqué le deuxième syndicat au sein d'Airbus Group.

La restructuration d'Airbus, baptisée Gémini, consiste à fusionner à Toulouse les sièges de la branche d'aviation commerciale avec le groupe.

Crédits: AFP

La restructuration de l'avionneur Airbus entraînera la suppression ou le transfert de "1357 postes", a annoncé jeudi la CFE-CGC, deuxième syndicat au sein du groupe européen, à la suite du quatrième et dernier comité d'entreprise de branche.

"1357 postes seront soit supprimés soit transférés, sur un total de 10'000 emplois" dans les services impactés, a indiqué à l'AFP Thierry Préfol, coordinateur adjoint de la CFE-CGC pour Airbus Group, à l'issue du comité d'entreprise annonçant les postes concernés dans les ressources humaines, la finance, la gestion des sites et les achats.

Trois autres comités d'entreprise ont récemment eu lieu pour les autres branches, durant lesquels un total de 780 suppressions de postes avaient été annoncés.

"On pense que la plupart de ces 1357 postes seront en fait supprimés", a-t-il ajouté, précisant que la direction est "en train de finaliser" les chiffres, avant la réunion d'un comité européen global, qui se tiendra à Toulouse mardi.

Interrogé sur les craintes de licenciements secs, M. Préfol a averti que la CFE-CGC resterait "très vigilante". "Ce n'est pas dans la culture du groupe mais on est inquiet, en particulier en ce qui concerne le site de Suresnes (près de Paris, ndlr), qui doit fermer". Ce site emploie actuellement 650 personnes.

Interrogé sur la possibilité de licenciements secs, le pdg d'Airbus, Fabrice Brégier a assuré jeudi qu'Airbus avait "une tradition de dialogue social qui a toujours permis, normalement, de trouver des solutions comme avec Power 8", un plan de suppression de 7.900 postes, lancé en 2007, et qui s'est fait sans aucun licenciement.

La restructuration du groupe, baptisée Gémini, consiste à fusionner à Toulouse les sièges de la branche d'aviation commerciale (Airbus SAS, 70% de l'activité) avec le groupe (Airbus Group SAS).

Cette intégration, qui ne touche que les fonctions administratives et non opérationnelles, doit fait naître l'an prochain une nouvelle entité baptisée tout simplement "Airbus". Elle est destinée à éviter les "duplications" et à gagner en "agilité", selon la société.

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