Bilan

1200 emplois menacés par la fermeture d'une filiale de Lufthansa

Les compagnies Lufthansa et Turkish Airlines, plombées par les effets de la pandémie de coronavirus, vont fermer la filiale allemande de leur coentreprise Sunexpress, menaçant 1.200 postes, a annoncé Sunexpress mardi.

Le groupe a également décidé début avril de supprimer sa filiale low cost Germanwings.

Crédits: Keystone

"L'activité de transport aérien opérée par Sunexpress Deutschland, filiale de Sunexpress, sera bientôt interrompue, et une procédure de liquidation judiciaire sera mise en place", indique l'entreprise dans un communiqué.

Près de 1.200 salariés travaillent pour cette filiale de la compagnie turque Sunexpress, une co-entreprise détenue par les groupes Lufthansa et Turkish Airlines.

Sunexpress promet de "prendre ses responsabilités vis-à-vis de ses 1.200 salariés et trouver dans les prochaines semaines des solutions, en discutant avec les partenaires sociaux".

Les avions détenus par la société seront répartis entre les autres filiales de Lufthansa et Turkish Airlines.

"Les conséquences de la pandémie de coronavirus ont eu un fort impact sur Sunexpress", indique l'entreprise, qui compte se focaliser désormais sur son marché principal, la Turquie.

La pandémie de coronavirus pèse sur le secteur aérien, qui a vu son trafic chuter ces derniers mois.

Pour faire face à la crise, Lufthansa, qui détient également les compagnies européennes Austrian Airlines, Brussel Airlines, SWISS et Eurowings, a annoncé début juin son intention de supprimer 22.000 postes dans le monde, soit 16% de son effectif.

Le groupe a également décidé début avril de supprimer sa filiale low cost Germanwings.

Ces suppressions d'emplois font polémique en Allemagne, où le groupe doit recevoir 9 milliards d'euros d'aides publiques et de crédits garantis par l'Etat allemand, dans le cadre d'un plan de sauvetage.

Lufthansa organise jeudi une assemblée générale appelée à se prononcer sur ce plan de sauvetage, à l'issue duquel l'Etat allemand doit prendre 20% du capital.

Mais l'issue reste très incertaine car le premier actionnaire du groupe de transport aérien, le milliardaire allemand Herman Thiele, a émis de fortes réserves.

Il craint que la présence de l'Etat au capital empêche Lufthansa de procéder à des suppressions d'emplois qu'il juge nécessaires pour augmenter la rentabilité de la compagnie et faire remonter le cours en Bourse.

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