Bilan

Viticulture: pas de soutien aux vins suisses contre les importations

Le secteur de la viticulture ne sera pas mieux soutenu contre les importations de vins étrangers. Suivant le Conseil des Etats, le National n'a pas donné suite jeudi, par 115 voix contre 54, à une initiative du canton de Genève demandant une baisse de 50% du quota d'importation des vins étrangers.

Les producteurs de vins suisses sont dans une situation difficile, aggravée par la fermeture des restaurants en 2020 en raison de la pandémie.

Crédits: DR

Les autorités genevoises avançaient que la consommation de vins helvétiques est passée de 124 millions de litres en 1994/1995 à 87 millions de litres en 2017, alors que la part des vins étrangers en Suisse est restée stable, autour des 165 millions de litres, durant la même période. Elles mentionnaient aussi des raisons climatiques, la consommation d'un produit local permettant de réduire les émissions de CO2.

Céline Amaudruz (UDC/GE) a vivement défendu le texte, évoquant l'"impact climatique catastrophique" de ces vins qui "parcourent des milliers de kilomètres avant d'arriver sur nos étals". Elle a aussi pointé des vins importés qui ne sont pas soumis aux mêmes normes de production, au niveau sanitaire ou des conditions de travail.

Les producteurs de vins suisses sont dans une situation difficile, aggravée par la fermeture des restaurants en 2020 en raison de la pandémie, a reconnu Christian Lüscher (PLR/GE) pour la commission. Mais une modification du quota nécessiterait des négociations à l'OMC qui impliqueraient des mesures de compensation affectant d'autres domaines. "Rien n'est gratuit", a-t-il avancé.

Promotion des vins suisses


"Il s'agit plutôt de promouvoir les ventes de vins suisses. Il faut faire leur promotion écologique et économique, plutôt que fermer les frontières", a argué dans un discours animé le Genevois.

"Oui, il faut appeler à la consommation de vins suisses, mais il faut aussi diminuer l'importation de vins étrangers", lui a répondu Esther Friedli (UDC/SG). Elle a encore désapprouvé "l'approche défensive" de la commission vis-à-vis de négociations à l'OMC.

L'initiative pose un problème de forme aussi, a pointé Prisca Birrer-Heimo (PS/LU). Elle demandait de soutenir une motion de Jacques Nicolet (UDC/VD), pas encore traité en plénum, qui poursuit le même objectif. Mais cela est contraire à l'objectif même d'une initiative cantonale, selon la Lucernoise.

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