Bilan

Une start-up promet des «lendemains enchantés»

Deux jeunes romands lancent la start-up Antidot Drink SARL et vont commercialiser des boissons naturelles contre les lendemains difficiles.
Crédits: actidot.ch
Il y a un peu plus d'un an, deux jeunes Romands créaient la start-up Antidot Drink SARL, basée à Sion. Cette société est la première en Suisse à commercialiser une boisson «bien-être» 100% naturelle contre les lendemains de fête difficiles, nommée Actidot.

«Tout a commencé au retour d'un voyage en Thaïlande où nous avons appris l'existence d'une boisson de bien-être permettant de récupérer après avoir fait la fête. Nous avons ensuite eu l'idée de ramener le concept en Suisse, où ce produit n'existait pas encore», explique le Loclois Maxime Flury, cofondateur et responsable du marketing et des ventes de la jeune entreprise.

Pour constituer un capital de départ de 150'000 francs, les deux jeunes entrepreneurs ont bénéficié de l'aide d'Espace Création, un incubateur de start-up financé par la ville de Sion. «Une souscription a également été lancée auprès de nos amis et de toutes les personnes intéressées», relève Maxime Flury.

Ne disposant pas d'un grand budget communication, les deux fondateurs ont donc décidé de miser sur le marketing événementiel et le bouche à oreilles. Le lancement officiel d'Actidot a par exemple été effectué à la fête des vendanges de Neuchâtel.

«Au niveau du réseau de distribution, nous avons effectué un grand travail relationnel pour convaincre des pharmacies et drogueries indépendantes», précise Maxime Flury. Actuellement, le produit est distribué dans plus de 100 points de vente, dont Manor.

Accès au marché bloqué

S'il reconnaît que les portes se sont globalement ouvertes «étonnamment» facilement, Maxime Flury avoue toutefois avoir eu quelques problèmes avec certains fournisseurs de boissons énergisantes non alcoolisées. «Ils disposent de beaucoup de moyens et bloquent l'accès au marché aux petits producteurs. Apparemment, ils nous craignent, ce qui est flatteur!», relève avec humour l'entrepreneur de 27 ans.

Par ailleurs, celui-ci estime ne jamais avoir souffert d'un déficit de crédibilité lors de négociations avec des partenaires ou clients. «A condition d'être dynamique et professionnel, je crois que tout le monde peut avoir sa chance en Suisse, quel que soit son âge», estime-t-il.

Pour Maxime Flury, la jeunesse est même plutôt un atout dans le milieu des affaires. «Moi et mon associé profitons de ne pas encore avoir de vie familiale, ce qui est indispensable au vu de l'énorme charge de travail. Il faut également savoir résister au stress, à la fatigue, mais aussi être prêt à mettre sa vie privée entre parenthèses pendant plusieurs années», souligne-t-il.

Nouveaux produits

Après plusieurs mois délicats sur le plan financier, la machine semble maintenant être lancée. «Depuis environ six mois, je peux enfin vivre de mon activité, mais mon train de vie reste très modeste», relève le cofondateur d'Actidot.

A court terme, la société espère vendre 100'000 bouteilles par année, alors qu'elle en a écoulé 12'000 en trois mois et sans réseau de distribution. Des contacts ont également été noués avec les pays limitrophes et les Etats-Unis pour développer l'exportation. Le lancement de nouveaux produits serait par ailleurs déjà à l'étude.
Aurore Boullé

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