Bilan

Un proche de Tsipras a été mis en cause pour conflit d'intérêt

A trois jours des législatives en Grèce, le principal parti de droite Nouvelle-Démocratie et le petit parti centriste To Potami, ont mis en cause l'ex-ministre de l'Etat pour un possible conflit d'intérêt.

L'affaire est un peu embarrassante pour Syriza, séparée de quelques milliers de voix seulement de Nouvelle-Démocratie, à en croire les sondages, et qui a fait toute sa campagne sur la propreté morale et financière de son personnel politique.

Crédits: AFP

Le principal parti de droite grec Nouvelle-Démocratie, et le petit parti centriste To Potami, ont mis en cause jeudi Alekos Flambouraris, ex-ministre de l'Etat du gouvernement Syriza d'Alexis Tsipras, pour un possible conflit d'intérêt, à trois jours des législatives en Grèce.

Selon des révélations du site d'informations ProtoThema, Alekos Flambouraris était actionnaire d'une société qui avait remporté un appel d'offres pour la construction d'un ouvrage public en Grèce au moment il avait été nommé ministre en janvier 2015, lors de l'arrivée au pouvoir du parti de gauche radicale Syriza.

Nouvelle-Démocratie, au coude-à-coude avec Syriza, et qui semble même prendre un léger avantage selon les derniers sondages, a demandé au parquet de lancer une enquête sur ce qu'elle estime être "un conflit d'intérêt".

Rejetant ces accusations, Alekos Flambouraris, connu pour être le mentor de M. Tsipras, a été contraint d'y répondre sur de nombreuses chaînes de télévision, soulignant qu'il avait démissionné de cette société, puis cédé ses actions au lendemain des élections du 25 janvier.

Le petit parti centriste To Potami a pour sa part publiquement demandé la preuve de la cession des actions.

Syriza n'a pour le moment pas réagi à cette affaire, mais il semble qu'elle fasse des vagues à l'intérieur du parti. Ainsi, Dimitris Mardas, ancien ministre de l'Economie du gouvernement Syriza, a estimé qu'il s'agissait "d'une affaire morale", ajoutant que les ministres "ne devraient pas participer à des marchés publics".

L'affaire est un peu embarrassante pour Syriza, séparée de quelques milliers de voix seulement de Nouvelle-Démocratie, à en croire les sondages, et qui a fait toute sa campagne sur la propreté morale et financière de son personnel politique.

Syriza ne cesse en effet d'accuser le précédent gouvernement de coalition Nouvelle Démocratie-PASOK (socialistes), les deux partis traditionnels qui ont dominé la vie politique ces dernières décennies, de gaspillage d'argent et de divers scandales politico-financiers.

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