Bilan

Un master en fiscalité à l’Uni de Lausanne

Le droit fiscal suisse et international évolue constamment. Face au nombre encore insuffisant de spécialistes, l’Université lance dès le mois de septembre une formation pointue.
Robert Danon, professeur de droit fiscal, relève que le métier des fiscalistes s’est complexifié. Crédits: David Houncheringer

Les fiscalistes ne connaissent pas la crise. Du moins pas sur le marché de l’emploi. Le droit fiscal suisse et international évolue à toute vitesse et oblige les entreprises à ajuster non seulement leurs effectifs de fiscalistes mais, surtout, la mise à jour de leurs connaissances.

C’est ce qu’explique Fabrice Tredinnick, associé fondateur de Lotus Partners et spécialiste du recrutement dans le domaine bancaire, trusts et fiduciaires: «La complexité croissante du monde économique, conjuguée à un contexte politique qui se durcit, impose une meilleure maîtrise technique des problématiques fiscales.»

Les crises successives ont entraîné des changements de politique fiscale au niveau des individus aussi bien que des entreprises. Par conséquent, on observe un besoin croissant de main-d’œuvre spécialisée. «Les prérequis académiques des entreprises devenant de plus en plus élevés, les diplômes de formation continue en fiscalité deviennent par conséquent incontournables et très prisés.

On assiste à une demande accrue de spécialistes en fiscalité mais leur nombre reste aujourd’hui insuffisant par rapport à la demande», assure encore Fabrice Tredinnick.

Pour Robert Danon, «c’est certain, les fiscalistes d’aujourd’hui transpirent beaucoup plus qu’il y a dix ans». Le professeur de droit fiscal de l’Université de Lausanne l’avait déjà compris en 2009 lorsqu’il mettait sur pied le master in international taxation à l’Université de Neuchâtel.

Ce dernier sera désormais transféré dès septembre 2013 à l’UNIL, sous l’égide des facultés de droit et d’HEC, sous le nom d’executive master of advanced studies in international taxation (MASIT). Une formation novatrice dans la mesure où elle offre le choix entre deux spécialisations.

Fiscalité suisse ou internationale

Les 500 heures d’enseignement du MASIT pourront s’effectuer en douze ou dix-huit mois, selon que la formation soit suivie à temps plein ou en emploi. Afin de coller au mieux aux besoins de spécialisation des acteurs du secteur, il est possible de choisir entre le curriculum international et le curriculum suisse.

Au sein même du cursus international, les participants auront accès à un deuxième niveau de spécialisation: la fiscalité des entreprises ou des individus. «Le MASIT est intégralement dispensé en anglais, ce qui nous permet d’avoir accès aux meilleurs spécialistes pour l’ensemble des domaines traités», se réjouit Robert Danon, directeur du programme.

Et ce dernier de préciser encore que «les participants évoluent dans des entreprises qui leur demandent parfois des compétences autres que purement fiscales. Pour rendre la formation la plus complète possible, nous avons donc étoffé la formation de cours de stratégie et de leadership.» Le tout dans des classes d’environ 30 personnes, afin de favoriser le partage d’expérience entre les étudiants.

Entre le diplôme fédéral d’expert fiscal, le master - LL.M en droit fiscal de l’Université de Genève et ce master lausannois en international taxation, les fiscalistes auront largement de quoi mettre à jour leurs connaissances pour répondre au mieux aux besoins du marché.

Yves Smadja

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