Bilan

Un gel de la production pétrolière aurait un "impact limité"

Le rééquilibrage en cours du marché est surtout dû à une baisse de la production américaine de pétrole de schiste, selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) publié jeudi.

Le rééquilibrage du marché sera plutôt amorcé par la baisse de la production d'huile de schiste aux Etats-Unis.

Crédits: AFP

Un éventuel gel de la production des principaux pays producteurs de pétrole aurait un "impact limité", le rééquilibrage en cours du marché étant surtout dû à une baisse de la production américaine de pétrole de schiste, selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) publié jeudi.

"Depuis plusieurs mois, nous anticipons (...) une croissance soutenue de la demande de pétrole et une baisse de l'offre non-Opep. Ce scénario prend forme et le marché pétrolier semble se rapprocher de l'équilibre dans la seconde moitié de cette année", a indiqué l'AIE.

Les cours du pétrole ont retrouvé de l'élan après les points bas touchés en janvier, le marché semblant avoir basculé dans un certain optimisme avant une réunion entre grands producteurs dimanche à Doha (Qatar), dans le but de stabiliser une offre actuellement pléthorique dans le monde.

L'AIE a toutefois estimé que "s'il devait y avoir un gel de la production, plutôt qu'une baisse, l'impact sur les approvisionnements physiques de pétrole sera limité".

Le rééquilibrage du marché sera plutôt amorcé par la baisse de la production d'huile de schiste aux Etats-Unis, un des principaux pays producteurs qui sera absent de Doha, où se réuniront en revanche la Russie et la plupart des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), dont l'Arabie saoudite.

En mars, les pays hors cartel ont pompé 56,8 millions de barils par jour (mbj), soit une baisse de 180.000 barils par jour par rapport au mois précédent, et surtout 690.000 bj de moins sur un an.

Sur l'ensemble de l'année, l'offre des pays non-Opep devrait diminuer de 710.000 barils par jour - dont 480.000 bj rien qu'aux Etats-Unis - par rapport à 2015, pour atteindre 57 mbj.

Parallèlement, l'AIE a maintenu ses prévisions pour la demande mondiale d'or noir, qui devrait croître de 1,2 mbj cette année à 95,9 mbj.

Il s'agit tout de même d'un ralentissement par rapport à la hausse de 1,8 mbj enregistrée en 2015, du fait d'une demande moins vigoureuse en Europe, en Chine et outre-Atlantique.

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