Bilan

Un François Hollande parodié chante les taxes

Un chanteur inspiré par le mouvement de grogne des patrons de PME en France fait le buzz sur le net et les réseaux sociaux avec une chanson parodiée où François Hollande chante les louanges des taxes.
  • Les auteurs du clip ont imaginé un François Hollande en Charles Trenet, le canotier sur la tête. Crédits: Freitext
  • Au fil du clip, la situation se dégrade, avec des explosions et des incendies dans le paysage français. Crédits: Freitext
  • Cette fois-ci, c'est une chanson de Charles Trenet qui est détournée. Crédits: Freitext
  • Dans la première chanson détournée par The Singing Pigeon, c'est une chanson du poète et trompettiste de jazz Boris Vian (1920-1959) qui était parodiée. Crédits: AFP
  • Le pigeon y affichait son inspiration, via l'image d'un volatile chantant les lamentations d'un entrepreneur accablé de taxes. Crédits: Freitext
Tout a débuté lors de la grogne des patrons de petites et moyennes entreprises fin 2012. Le mouvement, autobaptisé des pigeons, avait suscité la vocation d'un chanteur, rapidement nommé The Singing Pigeon. Depuis lors, cet artiste, à la fois engagé et pamphlétaire, reprend les grands classiques de la chanson française en les détournant sur sa chaîne Youtube.

Le premier buzz, voici quelques mois, se basait sur «Le déserteur», de Boris Vian. Pendant près de quatre minutes, l'interprète se mettait dans la peau d'un entrepreneur et critiquait la pression fiscale imposée en France et renforcée depuis l'arrive au pouvoir de François Hollande.

Parodie de Charles Trenet, «Je chante»

Mais c'est la dernière parodie qui circule désormais via les réseaux sociaux (dont la page Facebook du Singing Pigeon). Dans ce clip animé, une caricature de François Hollande reprend le tube de Charles Trenet «Je chante», canotier sur la tête et juché sur une bicyclette. Mais dans sa bouche, le leitmotiv devient «Je taxe». Et de lister au fil des strophes les taxes et impôts dont les Français, ménages et entreprises, doivent désormais s'acquitter.

Alors que la Bretagne s'enflamme au gré de la révolte des «Bonnets rouges» contre le projet d'écotaxe, le clip fait voyager le président socialiste de paysages bucoliques vers des banlieues résidentielles puis des quartiers d'affaires où les explosions, les suicides et les incendies se succèdent.



Le premier clip de la chanson précédente, mettant en scène un pigeon listant ses soucis, avait suscité le débat sur la toile et les réseaux sociaux.



Symptomatique des périodes de contestation, la parodie a souvent été utilisée par des humoristes davantage marqués à gauche alors que les principaux leviers du pouvoir français étaient détenus par la droite. Ce retour de la caricature de droite renvoie vers les détournements des années 1980, quand Thierry Le Luron parodiait un autre grand titre de la chanson française, «L'important c'est la rose», qui devenait sous sa plume «L'emmerdant c'est la rose».

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

Lui écrire

Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à la transition vers une économie plus durable et responsable, au luxe et à l'horlogerie, au tourisme et à l'hôtellerie, à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments.

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