Bilan

Tesla annonce sa voiture autonome pour 2016

Alors que la voiture sans conducteur est la reine des annonces du salon de Francfort, c'est au tour de Tesla, nouveau tigre californien des véhicules électriques, de promettre une automobile autonome dans les trois ans.
  • Pour Elon Musk, CEO de Tesla Motors, l'horizon 2020 est très lointain: c'est dans trois ans qu'il entend mettre sur le marché un véhicule dont l'autonomie atteindrait les 90%. Crédits: AFP
  • A plus longue échéance, Tesla Motors envisage une automobile 100% autonome. Crédits: AFP
  • Nissan a annoncé fin août que ses premiers véhicules autonomes (actuellement des prototypes sont testés) pourraient arriver sur le marché en 2020. Crédits: AFP
  • Du côté de Daimler, le même horizon est annoncé, mais des dispositifs permettent déjà de soulager le conducteur dans les embouteillages en conservant la distance de sécurité avec les autres voitures. Crédits: AFP
  • Google avait joué les pionniers en annonçant dès 2010 des essais de véhicules autonomes. Un système embarqué permet déjà, dans des tests, de circuler sans intervention du conducteur, sur des routes de Californie et du Nevada. Crédits: AFP
Plus rien n'arrête Elon Musk. Après le lancement de la Tesla S au début de l'été (et son succès dès les premiers mois en Californie), le dévoilement du projet Hyperloop en juillet puis l'annonce sur la création par hologrammes grâce à des gants, voilà que le fondateur de PayPal et SpaceX vient d'annoncer que Tesla Motors mettra sur le marché une automobile autonome dans les trois ans.

Et pour Elon Musk, pas question de s'associer aux autres constructeurs automobiles: la Tesla autonome ne sera basée que sur des technologies développées en interne. Et celles-ci devraient permettre au conducteur de confier 90% du contrôle du véhicule au système informatique embarqué, d'après les informations délivrées par le CEO de la firme californienne au Financial Times.

Constructeurs historiques et systèmes embarqués

Tesla Motors affiche donc une ambition largement plus élevée que celle de ses concurrents sur ce créneau de la conduite autonome: Nissan et Daimler ont récemment fait part de leurs projets en ce domaine, mais les premières mises sur le marché ne devraient pas intervenir avant 2023.

Parallèlement aux constructeurs automobiles, Google avait joué les pionniers dès 2010. Et le géant de l'informatique a déjà mené des essais avec des véhicules équipés de systèmes type radar qui leur permettent de circuler sur les routes de Californie et du Nevada sans que le conducteur ait à agir.

De son côté, Daimler a déjà commercialisé une option disponible sur ses modèles classe S: ce système d'assistance permet de conserver une distance de sécurité minimale avec les autres véhicules dans des cas de circulation congestionnée avec arrêts et redémarrages fréquents.

BMW, Volvo, Ford et le spécialiste des pneumatiques Continental travaillent aussi sur des systèmes de conduite autonome à des stades différents.

La barrière de la législation

Les système Tesla ne devraient toutefois pas permettre d'atteindre l'autonomie totale à l'horizon 2016, même si le taux d'autonomie annoncé devrait faire passer un cap à l'automobile autonome. De la même manière que la capacité des batteries de la Tesla S (près de 400km) avait constitué une avancée significative sur le marché des véhicules électriques.

Alors que les experts de l'automobile restent sceptiques sur la commercialisation de voitures 100% autonomes avant 2030, les constructeurs embarqués dans cette aventure devront aussi tenir compte des législations. Ainsi, en Europe, le droit communautaire impose au conducteur de conserver constamment le contrôle de son auto.

Lors de l'arrivée sur le marché des régulateurs de vitesse, pourtant bien plus basiques technologiquement, plusieurs accidents avaient suscité le scepticisme des conducteurs et les réserves des compagnies d'assurance. Il s'agira pour les automobiles autonomes de passer ce cap-là aussi.

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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