Bilan

STOMP, l’histoire d’un ovni de retour à Lausanne

Quand Luke Cresswell et son ami ont créé STOMP, ils ne s’attendaient pas à un tel succès. Le spectacle connu pour ses percussions est de retour à Lausanne en mars, 18 ans après le dernier show.

Les objets du quotidien: un instrument pour les artistes du spectacle.

Crédits: @STOMP

C’est en quelque sorte l’histoire improbable d’un spectacle qui séduit toutes les cultures. STOMP est un spectacle sans paroles, dans lequel des personnes enchaînent les percussions avec des objets du quotidien. L’idée est née au sud de l’Angleterre en 1991. Depuis, la compagnie fait sa tournée à travers le monde.


Même si les spectateurs répondent présent et qu’il a attiré 150’000 personnes en Suisse, les finances restent un sujet délicat. «On ne sait jamais» résume Luke Cresswell. Pour le cofondateur du spectacle, la promotion du spectacle est un éternel recommencement. «Cela coûte très cher» affirme Vincent Sager, le directeur d’Opus One qui se charge de distribuer le spectacle en Suisse. Durant le mois de mars, la troupe se produira sur la scène du Théâtre Beaulieu, à Lausanne. «Nous devons réserver les lieux, attendre qu’ils installent leur matériel et mettent en place la technique, mais aussi nourrir et loger toutes les personnes» ajoute Vincent Sager. Sans révéler de prix, le directeur d’Opus One se réjouit de la bonne collaboration avec les fondateurs de STOMP.

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Steve McNicholas (à gauche) et Luke Cresswell (à droits) sont les fondateurs de STOMP. Crédits photo: Piers Allardyce

L’acoustique particulière

Les percussions sont au coeur du spectacle, si bien que l’acoustique de la salle est essentielle. «Le spectacle s’est toujours joué dans les théâtres, car cela n’aurait pas la même saveur dans la rue» tranche Luke Cresswell. Pour le Britannique, la conquête du monde s’est faite organiquement. «Nous avons fait des représentations en Chine car il y avait de la demande, et non pas parce que c’était une idée stratégique» dit-il.

La nature-même du spectacle empêche les fondateurs de présenter le spectacle à tous les endroits. «Il y a un problème de pauvreté… j’adorerais amener STOMP en Jamaïque ou dans certains pays au centre de l’Afrique» admet Luke Cresswell.

Une ascension fulgurante

«STOMP est le spectacle le plus présenté en Suisse romande» affirme Vincent Sager, directeur d’Opus One. C’était pourtant loin d’être gagné à en croire ceux qui ont importé le spectacle de Paris dans les années 90. «Je suis allé voir une représentation, et me suis dit qu’il était impossible de ne pas le faire ici» se rappelle Alain Boyaci, l’un des responsables de la venue de la troupe britannique en Suisse. «Il n’y avait aucune étude de marché à faire, juste de la folie à avoir» lâche-t-il. Le pari s’est révélé gagnant puisque le show a plu. Depuis, STOMP et Opus One agendent des spectacles. Même si Lausanne n’a pas accueilli la troupe depuis 18 ans, les relations restent bonnes. De là à avoir un monopole face aux autre promoteurs ? «Nous ne sommes jamais à l’abri» souffle Vincent Sager. Pour lui, l’offre culturelle surpasse largement la demande. Un phénomène qui pousse à des décisions économiquement réfléchies. «Il faut décider avec enthousiasme et passion, mais également avec une calculette dans la tête» conclut le directeur d’Opus One.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

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Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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