Bilan

Simonetta Sommaruga défend le regroupement familial

En ouverture du Swiss Economic Forum (SEF), Simonetta Sommaruga a mis en garde l'économie contre un double langage en matière d'immigration.

L'économie suisse ne peut pas simplement "aller chercher des forces de travail, puis ensuite déclarer que la famille doit rester à la maison. Il est évident que cela ne fonctionne pas", a déclaré Mme Sommaruga jeudi à Interlaken dans son discours inaugural.

Crédits: Keystone

En ouverture du Swiss Economic Forum (SEF), Simonetta Sommaruga a mis en garde l'économie contre un double langage en matière d'immigration. Selon la présidente de la Confédération, il n'est pas sensé de prétendre que seule la moitié des immigrés vient pour un emploi.

L'économie suisse ne peut pas simplement "aller chercher des forces de travail, puis ensuite déclarer que la famille doit rester à la maison. Il est évident que cela ne fonctionne pas", a déclaré Mme Sommaruga jeudi à Interlaken dans son discours inaugural.

Récemment, le président de l'Union patronale suisse (UPS), Valentin Vogt a estimé que moins de la moitié des immigrants vient en Suisse pour travailler. Il a ajouté qu'une partie non négligeable des immigrés était active dans le secteur public, notamment dans les domaines de la santé et du social. La part restante est constituée par la famille.

Devant les participants au SEF, la présidente de la Confédération a laissé entendre qu'il était possible d'améliorer le potentiel indigène en matière d'emploi dans les secteurs de la formation et de la santé. Mais il est complètement faux d'insinuer que les collectivités publiques favorisent l'immigration.

PAS BESOIN DE MESURES POLITIQUES

En revanche, beaucoup s'interrogent à raison sur le fait que l'hôtellerie et la restauration figure au 3e rang en matière d'employés étrangers, alors même que la branche connaît le plus fort taux de chômage. Afin d'améliorer le potentiel de main-d'oeuvre locale, des efforts doivent être fournis dans la formation, l'adéquation entre vie professionnelle et familiale et au niveau de l'intégration des personnes âgées, a poursuivi Mme Sommaruga.

Pour cela, il n'y a pas besoin de mesures politiques, "vous pouvez simplement le faire", a-t-elle conseillé aux 1350 chefs d'entreprises et décideurs du monde de l'économie, de la politique et de la recherche présents à Interlaken. Se référant au thème de la 17e édition du SEF "Maîtriser la complexité", la Bernoise a relevé que la situation est devenue très difficile au niveau des discussions avec l'Union européenne (UE) après l'acceptation de l'initiative sur l'immigration de masse.

Les positions sont très éloignées l'une de l'autre et les deux parties ne disposent que d'une faible marge de manoeuvre. Et la situation avec la Grande-Bretagne permet encore moins à Bruxelles d'offrir des concessions à la Suisse, car d'autres Etats pourraient alors demander des règles particulières, a noté la présidente de la Confédération.

Pour les Etats de l'UE, la libre circulation des personnes demeure un principe intangible. Mais renoncer à toute négociation ne constitue pas une option. Si quelques chefs d'Etat européens ont proposé de répéter la votation populaire, un nouveau scrutin sur la libre circulation avec l'UE tenu le plus tôt possible serait contraire aux principes démocratiques, selon Mme Sommaruga.

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