Bilan

Silatech: 10 ans à combattre le chômage

Le chômage qui frappe les jeunes est un phénomène qui existe dans plusieurs pays, de l’Espagne à la Somalie en passant par la Suisse. Des organisations s’activent pour leur proposer des solutions d’avenir.

Silatech a réuni plusieurs centaines de personnes à l'occasion de son évènement à Genève.

Crédits: @Silatech

Silatech est née il y a une dizaine d’année, sous l’impulsion de son Altesse Sheikha Moza bin Nasser. L’actuelle présidente-fondatrice de l’ONG a voulu réduire le chômage chez les jeunes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Depuis, Silatech s’est développé et a aidé des millions de personnes.

Pour dresser un bilan ainsi que les prochains objectifs, l’ONG a convié la presse et plusieurs membres d’organisations internationales à Genève le 4 mars. Son Altesse Sheikha Moza bin Nasser a expliqué la vision à long terme de son organisation. Elle dénonce en outre le manque d’opportunité et d’espoir des jeunes. Un manque qui pousse bien souvent à la radicalisation selon elle.

Aider l’Europe en donnant les clés à l’Afrique

L’une des premières choses à faire pour que les jeunes aient un avenir est de leur en laisser les clés. C’est du moins le discours qu’a tenu Michelle Bachelet, Haut Commissaire pour les droits de l’homme et ancienne présidente du Chili. «Nous devons inclure les jeunes dans les structures» affirme l’ancienne cheffe d’Etat, en dénonçant l’omniprésence de cheveux gris au sein des différents parlements.

Silatech encourage la prise de pouvoir des jeunes à tous les niveaux. L’organisation affirme avoir créé plus d’un million d’emplois à travers le monde, et elle espère passer la barre des cinq millions d’ici 2022. Pour cela, elle compte sur environ 300 partenaires locaux et régionaux. Certaines banques acceptent de prendre le risque de financer un projet, là où elle aurait refusé d’ordinaire. Karim Sy, fondateur de Jokkolabs Global et membre du Conseil présidentiel pour l’Afrique auprès du président français, voit la difficulté de récolter des sous pour amorcer un projet. «Le premier type de financement est le love money, soit l’argent des parents et des amis. Ensuite viennent les business angels mais ils sont très peu nombreux».

Les temps ont changé

Pour Karim Sy, le paradigme a changé et les entrepreneurs d’aujourd’hui ne peuvent plus se baser sur les principes d’il y a 15 ans. «Souvent, il y a une vision d’une solution un peu universelle. Mais pour réussir en Afrique il ne suffit pas de faire un copié-collé de ce qui se fait en Europe» avertit-il. Il cite les exemples des banques historiquement installées en Afrique qui sont passés à côté du mobile banking. De manière générale, les problèmes rencontrés par les entrepreneurs qu’il côtoie sont principalement d’ordre financier mais aussi d'un grand besoin de structuration de l'écosystème entourant l'entrepreneur tout au long du cycle de vie de son parcours pour transformer l'idée en réalité. «Sur l’idéation, il existe bon nombre d’évènements, mais la mise en application est limité par le manque de financement pour leur test sur le marché mais aussi le manque de business model adapté au contexte local bien souvent» raconte Karim Sy.

Les femmes: difficulté supérieure

Une autre des intervenantes a insisté sur les complications pour les femmes sans emploi. «Les gouvernements sont dominés par les hommes» insiste Jayathma Wickramanayake, l’Envoyée spéciale du Secrétaire General de l’ONU pour la Jeunesse. Si de réels progrès sont survenus au cours des dernières années, les femmes ont toujours tendance à fournir un travail non-rémunéré conséquent.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

Lui écrire

Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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