Bilan

Secret bancaire: vive les coffres-forts

L’argent non déclaré n’étant plus guère protégé par Berne, les fraudeurs se tournent vers les salles des coffres.
A Genève, une société loue des coffres-forts aux résidents comme aux étrangers de passage. Crédits: GAETAN BALLY/KEYSTONE

Le 9 octobre dernier, Eveline Widmer-Schlumpf, ministre helvétique des Finances, a annoncé la signature de la convention de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) sur l'entraide administrative en matière fiscale. Depuis ce jour, les clients affluent chez la société Safes Fidelity à Genève, rapporte lepoint.fr. La convention franchit en effet un nouveau jalon dans l’agonie du secret bancaire. La Confédération y accepte le principe d'échanges "automatiques" et "spontanés" et non plus sur sollicitation étayée, dans un principe de complète transparence.

Safes Fidelity qui travaille en toute légalité loue des coffres aux résidents de la place comme aux étrangers de passage. Mieux, le client bénéficie “des conditions privilégiées sur les opérations de change auprès de notre partenaire Change Rousseau, situé dans les mêmes locaux”, selon lepoint.fr. Pour utiliser le coffre d’une banque, il faut y détenir un compte. Une obligation inexistante chez Safes Fidelity qui s’est habilement faufilée dans une faille du texte à signer.

Dans cette configuration, la solution pour le fraudeur est de fermer son compte en Suisse et de déposer le liquide dans une société non bancaire qui n’a pas l’obligation de coopérer avec les fiscs étrangers.

Contactée le 10 octobre par Le Point.fr, Safes Fidelity a demandé au journaliste de lui adresser ses questions par courriel. Malgré une relance la semaine dernière, la loueuse de coffres-forts n’a pas répondu.

Mary Vacharidis
Mary Vakaridis

JOURNALISTE

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Journaliste chez Bilan et community manager pour le site bilan.ch, Mary Vakaridis vit à Zurich depuis 1997. Durant sa carrière professionnelle, elle a travaillé pour différents titres de la presse quotidienne, ainsi que pour la télévision puis la radio romandes (RTS). Diplômée de l'Université de Lausanne en Lettres, elle chérit son statut de journaliste qui lui permet de laisser libre cours à sa curiosité.

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