Bilan

Qui se cache derrière les clubs de foot en Suisse?

Détenir un club de foot coûte très cher. Qui peut bien s’en offrir? Bilan a mené son enquête auprès de clubs romands évoluant dans différentes divisions. Avec ou sans mécène, comment finance-t-on un club? Notre dossier.

Rencontre entre Neuchâtel Xamax et le FC Servette.

Crédits: Salvatore di Nolfi/Keystone

Que gagnent vraiment les clubs romands?

A de rares exceptions près, les clubs évoluant parmi l’élite du football suisse appartiennent à des entrepreneurs ou à de riches familles de mécènes. Citons les exemples du FC Sion où le promoteur et architecte Christian Constantin injecte environ 6 millions de francs par année à en croire Le Matin Dimanche, ou, à une moindre échelle, Vartan Sirmakes, propriétaire du groupe Franck Muller, qui verse environ 250'000 francs chaque année pour équilibrer le budget du Stade Nyonnais. 

Mais d’autres modèles existent. Ainsi à Neuchâtel Xamax, l’ex-entrepreneur Christian Binggeli avoue donner beaucoup de temps au club et faire jouer ses réseaux, sans pour autant y mettre des fonds. Depuis peu, le Lausanne-Sport a été racheté par la multinationale Ineos, en main d’un magnat britannique du pétrole, Jim Ratcliffe, longtemps domicilié en terres vaudoises. Il est vrai que des précédents existent: entre 1997 et 2002, la chaîne cryptée française Canal+ avait bien sauvé le Servette FC. De nouveau en mauvaise posture, le club genevois a, cette fois-ci, été préservé grâce à une fondation contrôlée par le plus grand mécène du canton: la Fondation Hans Wilsdorf, propriétaire du groupe horloger Rolex.

Plongée dans les budgets de clubs romands: Neuchâtel Xamax (qui s’apprête à jouer en Super League), Lausanne-Sport, Servette FC (qui reste en Challenge League) et Stade Nyonnais (actif en Promotion League).

Serge Guertchakoff

RÉDACTEUR EN CHEF DE BILAN

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Serge Guertchakoff est rédacteur en chef de Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également à l'initiative du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches. Après avoir été rédacteur en chef adjoint de Bilan de 2014 à 2019, il a pris la succession de Myret Zaki en juin de cette année.

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