Bilan

Promotion économique: la Suisse romande attractive

L’organisme de promotion économique de Suisse occidentale, le GGBa, a réussi à attirer 88 entreprises au cours de l’an dernier. Un bilan jugé satisfaisant.

Selon Thomas Bohn, directeur du GGBa, l'arrivée de nouvelles sociétés chinoises est imminente.

Crédits: DR

Avec 88 implantations d’entreprises et la création prévue de 955 emplois dans les trois prochaines années (lire les tableaux ci-dessous), les résultats du GGBa pour 2017 sont jugés satisfaisants.  Mais la comparaison avec les années précédentes n'est pas pertinente: toutes les nouvelles entreprises arrivées à la suite d'un contact avec l'organisme de promotion économique des cantons de Suisse occidentale ou des promotions économiques cantonales sont désormais comptabilisées.

Provenance géographique des implantations d'entreprises

«Avec l’arrivée de 16 sociétés américaines et de 12 sociétés chinoises, nous signons notre meilleure année sur ces marchés, en dépit d’une concurrence internationale accrue pour l’implantation d’entreprises», se réjouit son directeur général Thomas Bohn. Et d’ajouter: «La stratégie mise en place au cours des dernières années, qui consiste à donner la priorité à la qualité plutôt qu’à la quantité des projets d’investissement, continue à porter ses fruits.»

Secteurs d'activité des sociétés implantées

Lire aussi: L'organe de promotion GGBa a attiré 51 entreprises en 2015

Parmi les sociétés-phares qui se sont implantées l’an dernier figurent iGenius active dans l’intelligence artificielle (Sierre), le groupe NeoGenomics spécialisé dans les tests oncologiques (Rolle) et le géant chinois de l’agroalimentaire COFCO (Genève).

Stabilité politique au coeur de l'Europe

Selon Thomas Bohn, la Suisse reste attractive en comparaison internationale. «Notre pays jouit d’une situation enviable sur le plan politique et en matière de prévisibilité juridique. Ce sont des atouts pour attirer des entreprises face au climat plutôt instable qui caractérise l’Italie, le Royaume-Uni, les Etats-Unis voire l’Allemagne avec la nouvelle coalition gouvernementale», observe le directeur du GGBa.

Ce dernier reste attentif à l’évolution du Brexit avec une optique proactive. Le GGBa a en effet entrepris diverses actions de prospection dans l’IT, les fintechs et les sciences de la vie au Royaume-Uni au cours de l’an dernier. De même, il suit de près la situation des entreprises américaines qui pourront profiter de la réduction d’impôts acceptée par le Congrès. «Il est difficile de prévoir les conséquences sur la place économique helvétique. Les décisions d’investissement des sociétés états-uniennes risquent d’être impactée. Mais notre politique vise plutôt à attirer des entreprises ayant une dimension technologique, que des projets pour lesquels les atouts fiscaux seraient le principal moteur», relève Thomas Bohn.

«Le flot n’est pas prêt de se tarir»

Directeur général du GGBa, Thomas Bohn compte attirer de nouvelles entreprises chinoises. Interview.

Bilan: Pourquoi le GGBa ouvre-t-il une représentation à Shenzhen?

Thomas Bohn: Avec ce nouveau bureau qui sera inauguré le 19 mars prochain, nous parviendrons à mieux couvrir le Sud du pays que nous le faisons depuis Shanghai où nous disposons d’une représentation depuis 2010.  La ville de Shenzhen est considérée comme la Silicon Valley chinoise avec un nombre important de startups technologiques à fort potentiel et la présence de géants du secteur tels que DJI, ZTE, Huawei ou Tencent. Les opportunités à saisir sont considérables.

Quel est le rôle des deux représentations chinoises du GGBa?

Leur objectif est d’identifier des entreprises qui nous intéressent afin de pouvoir les approcher et les sensibiliser aux atouts de notre région. Nous sommes ainsi attentifs au développement des groupes étatiques qui comptent développer leurs activités en Europe et aux sociétés technologiques dont les dirigeants ont par exemple suivi des études en Suisse.

Quel bilan tirez-vous des récentes implantations d’entreprises chinoises en Suisse occidentale?

2017 a été une excellente année avec l’arrivée de douze sociétés, dont COFCO, Biostime ou Beijing Tong Ren Tang. La visite du président Xi Jinping en Suisse en janvier 2017 a été très importante car il a appelé les entreprises de son pays à investir en Suisse. Actuellement, toutes les planètes sont alignées pour que les Chinois continuent de se développer en Suisse. Dans les prochains mois, de nouvelles sociétés chinoises devraient s’implanter dans notre région.

Pouvez-vous en dire plus?

Il est prématuré de citer des noms. Nous pouvons continuer de surfer sur la vague qui nous porte. Organisées sous forme de clusters, les entreprises chinoises ont tendance à attirer leurs partenaires avec elles. Le flot n’est pas prêt de se tarir. A nous de savoir en profiter!

Lire aussi: Le président chinois fait la promotion du tourisme suisse

 

 

Jean Philippe Buchs
Jean-Philippe Buchs

JOURNALISTE À BILAN

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Journaliste à Bilan depuis 2005.
Auparavant: L'Hebdo (2000-2004), La Liberté (1990-1999).
Distinctions: Prix Jean Dumur 1998, Prix BZ du journalisme local

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