Bilan

Production pétrolière de l'OPEP stable en 2015

Le secrétaire général de l'OPEP a déclaré que la production du cartel sera stable en 2015, il a également nié les rumeurs concernant une guerre des prix au sein même de l'organisation. Par ailleurs, les stocks de pétrole brut ont enregistré une hausse moins forte que prévue lors de la semaine écoulée aux USA.

Tandis que l'OPEP prévoit une production stable en 2015, celle américaine dépasse un record vieux de 19 ans !

Crédits: DR

La production des pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) en 2015 ne sera pas très éloignée de celle de 2014, a déclaré mercredi le secrétaire général du cartel, Abdallah El-Badri.

"Je ne crois pas que 2015 sera très éloigné de 2014 (...) en terme de production", a-t-il confié à des journalistes en marge de la conférence Oil & Money à Londres.

Le cartel, responsable d'un tiers de la production mondiale, produit autour de 30 millions de barils par jour, son objectif commun de production. Ainsi, en septembre, l'Opep a produit 30,47 millions de barils par jour, selon des sources secondaires compilées par le cartel.

Comme à son habitude, le secrétaire général de l'Opep s'est refusé à commenter la possibilité d'une baisse de l'objectif de production du cartel lors de la prochaine réunion de ses membres le 27 novembre à Vienne.

Mais, en sus d'indiquer que la production effective changerait peu, il a souligné que la demande pour l'or noir de l'Opep était prévue entre 29 et 30 millions de barils par jour en 2015.

Par ailleurs, le secrétaire général de l'Opep a nié toute guerre des prix entre les pays membres du cartel alors que certains, dont l'Arabie saoudite, chef de file de l'organisation, ont récemment abaissé leurs prix de vente à plusieurs reprises.

"Il n'y a pas de guerre des prix. Les pays suivent le marché", a-t-il martelé.

Les cours du pétrole ont perdu environ 25% depuis la mi-juin et les investisseurs ont interprété les baisses de prix des pays de l'Opep comme une bataille pour défendre leurs parts de marché (notamment en Asie).

Plus tôt dans la matinée, lors de son intervention à la conférence, M. El-Badri avait souligné qu'à son avis la récente chute des prix du brut n'était pas justifiée par les fondamentaux du marché.

Il avait également estimé qu'aux niveaux actuels des prix (autour de 86 dollars pour le Brent et de 82 dollars pour le WTI), 50% du pétrole de schiste n'est plus rentable.

La récente dégringolade des prix du brut a été notamment attribuée au fait que l'offre mondiale est alourdie par l'exploitation du pétrole de schiste aux États-Unis, dont la production d'or noir s'est affichée début octobre à des records depuis juin 1985.

Néanmoins les stocks de pétrole brut ont enregistré une hausse un peu moins importante qu'attendu la semaine dernière aux États-Unis, selon les chiffres du département américain de l'Énergie (DoE) publiés mercredi.

Les réserves de brut ont progressé de 2,1 millions de barils, à 379,7 millions, lors de la semaine achevée le 24 octobre, alors que les experts interrogés par l'agence Dow Jones Newswires tablaient, en moyenne, sur une augmentation plus prononcée, de 3,1 millions de barils.

Les réserves de brut avaient déjà progressé d'environ 21 millions de barils au cours des trois semaines précédentes.

Même si les USA n'exportent pas leur production, cela déséquilibre le marché mondial en forçant leurs anciens fournisseurs à trouver d'autres débouchés sur un marché déjà bien approvisionné face à une demande à la peine, particulièrement en Europe.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Merci de votre inscription
Ups, l'inscription n'a pas fonctionné
Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."