Bilan

Plus de la moitié des CFO suisses sont optimistes

Plus de la moitié des CFO de sociétés établies en Suisse estiment que la situation financière de leur entreprise va s'améliorer au cours des douze prochains mois.

Si la plupart des CFO sont optimistes pour l'année à venir, près de deux sur trois (63%) jugent élevé le degré d'incertitude.

Crédits: Keystone

Plus de la moitié des directeurs financiers (CFO) de sociétés établies en Suisse estiment que la situation financière de leur entreprise va s'améliorer au cours des douze prochains mois. Selon le baromètre trimestriel établi par le cabinet de conseil Deloitte, publié lundi, les optimistes sont désormais 53%, contre 49% lors du précédent pointage.

Les perspectives formulées par les CFO ayant pris part à l'étude sont les plus positives enregistrées par Deloitte depuis la levée du taux plancher face à l'euro décidée par la Banque nationale suisse (BNS) en janvier 2015. Ainsi, les CFO pessimistes ne sont plus que 12%, alors qu'ils étaient encore 20% au 2e trimestre, et même 39% au 1er trimestre 2015.

Les auteurs de l'étude expliquent ce regain de confiance notamment par l'embellie perçue sur le plan conjoncturel par 45% des CFO sondés, en hausse de 14 points.

"On dirait que les CFO et les entreprises réagissent mieux aux risques externes à long terme", observe Michael Grampp, chef économiste de Deloitte Suisse, cité dans l'étude. Pour lui, ceux-ci sont désormais intégrés dans une certaine routine. "Les pronostics optimistes ne doivent cependant pas occulter le fait que les entreprises suisses doivent toujours faire face à d'importants défis", a-t-il ajouté.

Marges toujours sous pression

Ainsi, si près de deux tiers des CFO (64%) s'attendent à voir leur chiffre d'affaires augmenter au cours des douze prochains mois, ils sont plus nombreux à prédire un fléchissement des marges (31%) qu'une amélioration (24%). Cela ne devrait toutefois pas affecter les projets d'investissement, 40% des sondés tablant sur une hausse.

Si le niveau historiquement bas des taux d'intérêts rend les conditions de financement externe particulièrement attrayantes pour les entreprises helvétiques, près d'une sur deux (48%) évoque des effets négatifs. "Les taux négatifs peuvent constituer une épée de Damoclès pour certaines entreprises", explique l'analyste Dennis Brandes, cité dans l'étude, soulignant que dans le contexte monétaire actuel, la marge de manoeuvre de la BNS est limitée.

Si la plupart des CFO sont optimistes pour l'année à venir, près de deux sur trois (63%) jugent élevé le degré d'incertitude dans les domaines économique et financier. Après le choc BNS de janvier 2015, cet indicateur avait culminé à 81%. Les nouveaux facteurs d'incertitude, comme la mise en oeuvre du Brexit, n'ont pas eu d'effet notable, relève Deloitte.

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