Bilan

Philanthropes, un soutien clé à la science

Dans cette édition 2017: la philanthropie scientifique et ses enjeux. Longtemps, l’état a été considéré comme le seul soutien financier de la recherche. Mais des acteurs comme Hansjörg Wyss, Ernesto Bertarelli ou Patrick Aebischer ont changé cette vision. Dans ce dossier également: les mille et une façons d’être philanthrope.

Les philanthropes s’intéressent de plus en plus aux projets scientifiques, dont ceux liés à la préservation des océans. La Fondation Bertarelli a ainsi consacré plus de 40 millions à la science marine et aux réserves océaniques protégées.

Crédits: Brian Kinney/Fotolia

La science multiplie l’impact des dons

Du Wyss Center à Genève au Swiss Polar Institute, le financement de recherches scientifiques par la philanthropie accélère. 

La Fondation Nobel a beau avoir décerné son premier prix au physicien Wilhelm Röntgen en 1901 pour la découverte des rayons X, deux tiers de l’humanité n’a toujours pas accès aujourd’hui à la radiologie. Pour le million et demi d’enfants qui meurt chaque année de pneumonie, pour les 50 millions d’accidentés de la route qui se concentrent à 90% dans les pays pauvres, cette absence a des conséquences dramatiques. 

A l’EPFL, Klaus Schönenberger s’est attaqué, il y a cinq ans, à ce problème dans le cadre du programme Essential Tech en cherchant, entre autres, le soutien de philanthropes. Non sans mal. «Il est difficile de convaincre des fondations de pays développés qu’investir dans des recherches en Suisse va maximiser l’impact de leurs dons pour les populations des pays pauvres.» 

C’est pourtant le cas. Grâce au soutien de partenaires comme le PSI et la Haute Ecole de Suisse occidentale, son équipe est parvenue à développer un appareil de radio six fois moins cher. A partir de là, il a créé une entreprise sociale (Pristem) pour le commercialiser. Il cherche à mobiliser des philanthropes intéressés à investir dans une telle entreprise sociale.  

Fabrice Delaye
Fabrice Delaye

JOURNALISTE

Lui écrire

Fabrice Delaye a découvert Internet le 18 juillet 1994 sur les écrans des inventeurs du Web au CERN. La NASA diffusait ce jour-là les images prises quasi en direct par Hubble de la collision de la comète Shoemaker-Levy sur la planète Jupiter…Fasciné, il suit depuis ses intuitions sur les autoroutes de l’information, les sentiers de traverse de la biologie et étend ses explorations de la microélectronique aux infrastructures géantes de l’énergie.

L’idée ? Montrer aux lecteurs de Bilan les labos qui fabriquent notre futur immédiat; éclairer les bases créatives de notre économie. Responsable de la rubrique techno de Bilan depuis 2006 après avoir été correspondant de L’Agefi aux Etats-Unis en association avec la Technology Review du MIT, Fabrice Delaye est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’EPFL.

Membre du jury des SwissICT Awards, du comité éditorial de la conférence Lift et expert auprès de TA-Swiss à l’Académie Suisse des Arts et des Sciences, Fabrice Delaye est l’auteur de la première biographie du président de l’EPFL, Patrick Aebischer.

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