Bilan

Pétrole: la Russie et l'Arabie promettent une étroite coopération

La Russie et l'Arabie saoudite, les deux premiers producteurs d'or noir, ont signé une déclaration commune en marge du sommet du G20 en Chine.

La Russie et les membres de l'Opep avaient tenté en début de l'année de convenir d'un gel concerté de production pour mettre fin à la course aux parts de marché qui se sont traduits par une offre surabondante.

Crédits: AFP

La Russie et l'Arabie saoudite, les deux premiers producteurs d'or noir, se sont engagés lundi à une "étroite coopération entre pays exportateurs pour soutenir la stabilité du marché du pétrole", sans se prononcer sur la possibilité d'un gel du niveau de leur offre discutée sans succès en début d'année.

Six mois après l'échec des pourparlers de Doha, les ministres de l'Energie russe, Alexandre Novak, et des Ressources naturelles saoudien, Khaled al-Faleh, ont signé en marge du sommet du G20 en Chine une déclaration commune, qualifiée d'"historique" par M. Novak.

"Les ministres ont reconnu l'importance d'un dialogue constructif et d'une coopération étroite entre les principaux pays exportateurs afin de soutenir la stabilité sur le marché du pétrole et garantir un niveau constant d'investissements sur le long terme", indiquent-ils, selon le texte diffusé à Moscou par le ministère russe.

"Les ministres se sont mis d'accord pour coopérer ensemble ou en coopération avec les autres pays producteurs de pétrole", est-il ajouté.

Ryad, chef de file de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), et Moscou, qui ne fait pas partie du cartel, annoncent la création d'un groupe de travail chargé de présenter "des recommandations concernant les mesures et les actions communes à prendre pour garantir la stabilité et prédictibilité du marché".

M. Novak va rencontrer de nouveau son homologue saoudien lors d'une conférence pétrolière fin septembre à Alger, en octobre lors d'une réunion bilatérale et lors du sommet de l'Opep prévu en novembre à Vienne.

La Russie et les membres de l'Opep, dont les économies ont payé un lourd tribut à l'effondrement des prix des hydrocarbures, avaient tenté en début de l'année de convenir d'un gel concerté de production pour mettre fin à la course aux parts de marché qui se sont traduits par une offre surabondante.

Leur réunion de Doha en avril s'étaient terminée sur un échec, l'Arabie saoudite souhaitant que l'Iran participe à un tel gel alors que Téhéran souhaite revenir d'abord à son niveau de production d'avant les sanctions liées au dossier nucléaire.

Cité par l'agence russe Interfax, M. Novak a indiqué qu'un gel faisait partie des "instruments concrets" possibles mais répété lundi que l'Iran devait pouvoir augmenter ses volumes d'extraction.

Alors que M. Novak avait indiqué ces dernières semaines qu'il jugeait inutile un gel de production au niveau actuel des prix, le président Vladimir Poutine a indiqué la semaine dernière qu'il y était favorable, appelant à un "compromis" entre pays producteurs.

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