Bilan

Mood: une success story dans la bijouterie swiss made

L'entreprise vaudoise rencontre une belle croissance, avec un chiffre d'affaires qui a atteint 3,6 millions l'an dernier. Plus d'une vingtaine de personnes ont été recrutées en deux ans.
  • Mood propose uniquement des bagues interchangeables et personalisables. Avec des matériaux allant du plastique aux métaux précieux, en passant par le bois ou les diamants. 

  • Stéphanie Pousaz, co-directrice de la marque et responsable marketing et communication. 

  • Arlette Belat, co-directrice de l'entreprises et responsable de la production. 

Mood est en quelque sorte un cas d’école du commerce « phygital », intégrant les atouts du numérique et des emplacements physiques stratégiques. La marque de bijouterie vaudoise, spécialisée dans les bagues interchangeables, a décidé de publier pour la première fois ses résultats, qui sont très convaincants.

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Mood est ainsi passée d’un chiffre d’affaires de 600'000 francs en 2015 à 3,6 millions l’an dernier. La marque a traité pas moins de 26'000 commandes en 2017, soit plus de 70 par jour. Et la croissance se poursuit en 2018. 

Débuts sur le web exclusivement 

Lors de la reprise de la marque par Arlette Belat et Stéphanie Pousaz, en 2013, les bagues Mood étaient principalement disponibles sur les canaux numériques.  « On peut même dire que la marque vit grâce aux réseaux sociaux!» lance Danny Baumann, responsable des relations presse pour Mood. Ces réseaux sont un canal privilégié de communication et de promotion pour la marque,  en particulier Facebook et Instagram. Chaque visuel est soigneusement travaillé, et vise le coeur de cible de la clientèle, une audience plutôt féminine, entre 30 et 55 ans, mais aussi les hommes, de plus en plus nombreux. 

Ce positionnement web initial n’a pas empêché Mood d’ouvrir pas moins de cinq « mood store » en deux ans, à Orbe, Martigny, Barcelone, Carouge et tout récemment à Zurich. « En 2015, nous avions commencé par ouvrir un petit showroom à Orbe, où l’atelier de la marque est intégré. Vu le succès rencontré, l’entreprise a décidé de décliner le concept, puis d’ouvrir des boutiques en propre », poursuit Danny Baumann.

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Depuis 2013, la direction de l’entreprise est assurée par un duo complémentaire : Stéphanie Pousaz, responsable marketing et communication, et Arlette Belat, responsable de la production. Un pari réussi jusqu’à présent puisqu’en 2015, l’entreprise comptait un seul employé, alors qu’aujourd’hui 25 personnes travaillent pour la marque Mood, à des taux d’activité variés. 

Un concept qui séduit

Mood propose uniquement des bagues, et le concept n’est pas prêt de changer. Chaque modèle offre toutefois des milliers de possibilité, ce qui fait l’attrait de la marque. Concrètement, une structure en acier forme la base du bijou, sur laquelle un anneau vient se loger. Le bijou est donc constitué de deux éléments séparables qui soutiennent et retiennent un anneau central, appelé « addon ». Un concept qui rappelle le succès d’autres marques axées sur la personnalisation des bijoux et la variété, comme la danoise et mondialement connue Pandora et ses charms, ou plus récemment la success story française Les Georgettes, avec ses bijoux personnalisables grâce à des liens de cuir colorés. 

Chez Mood, la gamme de prix est très large, allant de quelques dizaines à plusieurs milliers de francs, qui dépendent principalement des matières premières, partant d’anneaux en composite plastique jusqu’à ceux en or ou ornés de pierres précieuses. L’approvisionnement suit plusieurs normes de durabilité, comme la charte éthique suisse pour la joaillerie et métaux précieux ou encore le Kimberley Process

L’ensemble de la fabrication étant réalisée en Suisse, cette production Swiss Made est un atout auprès de la clientèle, toujours plus encline à privilégier une production locale. 

Objectif 2018 pour la marque: conquérir le marché alémanique, en se focalisant sur la vente en propre, grâce à son site web mais aussi cette récente ouverture à Zurich. En fonction des ventes et des opportunités, d’autres villes pourraient suivre, en Suisse ou à l’étranger.

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Marjorie Thery
Marjorie Théry

JOURNALISTE À BILAN

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