Bilan

Moins nombreuses, les prostituées sont mieux encadrées

Selon les autorités municipales, l'installation des «sexbox» à Zurich a permis d'améliorer les conditions de travail des prostituées. Mais les clients seraient moins nombreux jusqu'à présent.
  • Une journée porte-ouverte a été organisée samedi 24 août afin de présenter les «sexboxes» aux riverains. Crédits: Keystone
  • Une journée porte-ouverte a été organisée samedi 24 août afin de présenter les «sexboxes» aux riverains. Crédits: Keystone
  • Une journée porte-ouverte a été organisée samedi 24 août afin de présenter les «sexboxes» aux riverains. Crédits: Keystone
  • Une journée porte-ouverte a été organisée samedi 24 août afin de présenter les «sexboxes» aux riverains. Crédits: Keystone
  • Plus que de simples garages à sexe, la nouvelle zone de prostitution située dans l'ancien quartier industriel à l'ouest de la ville a été aménagée pour ne pas être glauque. Un première en Suisse. Crédits: Keystone
  • Derrière la grille, on découvre une route fraîchement goudronnée limitée à 10 km/h. Crédits: Keystone
  • Les pictogrammes sont clairs... Crédits: Keystone
  • La route forme une boucle dans un espace riche en verdure et agrémenté de guirlandes lumineuses. Crédits: Keystone
  • Au bout de la boucle se trouvent les «sexbox», neuf abris à voiture côte à côte ainsi que deux plus petits pour les clients qui préfèrent ne pas passer à l'acte dans leur voiture. Crédits: Keystone
  • Les constructions sont en bois apparent. Crédits: Keystone
  • Crédits: Keystone
  • Les règles concernant le site ont été expliquées via une série de pictogrammes. Crédits: Keystone
  • La nuit, les «box» seront illuminées de différentes couleurs. Crédits: Keystone
  • Au milieu du parc, se trouve en outre un pavillon où les prostituées pourront se reposer, se doucher ou parler avec des conseillères sociales qui seront présentes chaque soir. Crédits: Keystone
  • Les cabines ont été garnies de conseils de «Stop Sida». Crédits: Keystone
  • Les cabines ont été garnies de conseils de «Stop Sida». Crédits: Keystone
Les boxes pour la prostitution de rue sont une réussite. C'est du moins le bilan que tire la ville de Zurich deux mois après leur ouverture. Selon les autorités municipales, l'installation a permis d'améliorer les conditions de travail des prostituées. Les filles hongroises gérées par des proxénètes seraient parties à l'étranger.

«Ici, ce n'est plus la loi de la jungle», s'est réjoui mardi Michael Herzig, vice-directeur des établissements sociaux de la ville, face aux médias réunis sur le site des «sexbox». Aucun groupe organisé de proxénètes ne peut y chasser des prostituées qui leur font de la concurrence.

Résultat: les nationalités représentées parmi les prostituées des boxes situés dans la zone industrielle à l'écart de la ville sont plus variées que celles des filles actives sur l'axe du Sihlquai, où la prostitution est désormais interdite.

Sur l'ancien site, 90% des femmes faisant le trottoir étaient des Hongroises dirigées pour l'essentiel par des proxénètes, rappelle Michael Herzig.

Le harcèlement aurait disparu

Autre but atteint: grâce à son éloignement, la scène de la prostitution de rue ne se mêle plus avec celle des sorties nocturnes, se félicite Martin Waser, chef du dicastère des affaires sociales.

Le phénomène des clients quittant des bars et des clubs, qui passaient à pied au Sihlquai pour y négocier une passe avant de rentrer chez eux, a disparu. Le nouveau site n'est d'ailleurs accessible qu'en voiture. Les prostituées ne se font en outre plus harceler par des adolescents, comme c'était le cas au Sihlquai, constate Martin Waser.

Moins de prostituées

Le municipal admet toutefois qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives de l'impact des «sexbox» sur la prostitution de rue à Zurich. Au niveau quantitatif, le bilan est modeste: le nombre de prostituées y travaillant - 14 en moyenne - a pour l'instant baissé de moitié par rapport au nombre recensé au Sihlquai (32 en moyenne).

Les clients seraient aussi moins nombreux jusqu'à présent. Une frilosité que Martin Waser met sur le compte de la forte médiatisation dont a fait l'objet le lancement des «sexbox». Le tassement de cette publicité pourrait permettre aux prostituées de faire de meilleures affaires à l'avenir.

La police n'a en outre pas constaté de déplacement de la prostitution de rue dans d'autres zones, dans d'autres régions de Suisse ou dans la clandestinité. De nombreuses prostituées hongroises seraient parties dans d'autres villes européennes, en Allemagne notamment, observe Michale Herzig.



Jérémy Santallo

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