Bilan

Microcity grandit encore

Le pôle neuchâtelois d’innovation Microcity se développe encore. Il a ouvert son troisième site ce mardi, en compagnie de personnalités du canton et de la ville de Neuchâtel. A l’honneur: les startups et les PME.

L'espace du troisième étage abrite un peu plus d'une vingtaine de places de travail en open-space.

Crédits: Microcity

«Neuf mois plus tard, Microcity n’a pas perdu de temps.» Jean-Nathanaël Karakash, conseiller d’Etat neuchâtelois en charge de l’économie, s’amuse du développement rapide de Microcity. L’entreprise a pour but de valoriser le monde économique et innovateur du canton de Neuchâtel mais aussi d’accélérer le transfert de technologies et stimuler des nouvelles interactions.

Les bureaux inaugurés ce mardi sont à Neuchâtel, là où il y avait précédemment les journalistes de L’Express, le quotidien neuchâtelois devenu «Arcinfo». Pierre-à-Mazel 39 est un lieu chargé d’histoire complètement refait à neuf. Désormais, ce sont des open-spaces pour coworkers au troisième étage, des bureaux pour startups et PME au second. Un grand changement.

Les PME au centre

Les petites et moyennes entreprises sont au centre des préoccupations pour Microcity. La présidente du conseil d’administration Caroline Heid estime que Neode avait déjà bien entamé le chantier pour les startups. «Nous pouvons bien sûr améliorer cela», concède-t-elle. Par contre, il n’existait pas de facilitateur pour les PME, alors qu’il s’agit de clients demandeurs. Microcity a mis en boîte mardi matin la stratégie destinée à ces PME mais n’a pas souhaité en communiquer davantage pour l’heure.

Le sujet du jour était réellement la présentation de ces nouveaux locaux, qui respectent tous les codes des espaces de travail modernes d’aujourd’hui. Il y a un open spaces avec une vingtaine de bureaux, mais aussi casiers pour les affaires, des sortes de cabines isolées pour les réunions et les téléphones, et surtout une cafétéria. «Dans un monde de technologies de pointe et d’outils de communication sophistiqués, la cafétéria, par exemple, reste pourtant l’un des moyens d’échanges les plus performants», affirme Caroline Heid.

De son côté, le directeur de Microcity Sandy Wetzel insiste l’importance d’accueillir les acteurs de l’innovation. Il entend par là les startups, mais aussi les cellules d’innovation des uns et des autres ainsi que de ceux qui les soutiennent. Il admet que «c’est la jungle» dans ce milieu dans lequel il y a presque davantage de conseillers que d’entrepreneurs. D’où l’intérêt de repérer ceux qui sont sérieux et prêts à contribuer.

Mise en relation

Le lieu de ce troisième site est loin d’être anodin, puisqu’il se trouve à deux pas de plusieurs insituts de formation. L’Université de Neuchâtel (UniNE), l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), le Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM), les Haute écoles (HE-Arc) et le Centre Professionnel neuchâtelois (CPNE) sont toutes à proximité. Le Conseil d’Etat neuchâtelois souhaitait réaffecter le bâtiment dans le but de s’en servir pour dynamiser l’économie. Il a conclu un partenariat avec Innoparc, une société immobilière, qui est désormais propriétaire des murs. C’est elle qui a entrepris les travaux de rénovation. Ce troisième bâtiment pourrait bien être le centre de belles innovations.

Les entrepreneurs peuvent aussi occuper les espaces communs. Crédits: Microcity.

Si l’étage de coworking ne sera pas ouvert à tous dans un premier temps, il pourrait l’être à l’avenir. Sandy Wetzel a annoncé que «cela ne fonctionne pas comme cela pour l’instant», mais n’a pas totalement fermé la porte. Reste à voir comment ce nouvel écrin va bénéficier à ses différents habitants.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

Lui écrire

Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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