Bilan

Matignon s’allie aux cliniques Hirslanden et veut baisser les coûts de l’esthétique

Un pôle de compétence est créé entre les groupes Matignon, Hirslanden et les hôtels de la Fondation de famille Sandoz.

L'équipe de la clinique Matignon de Lausanne.

Crédits: DR

Implanté depuis 10 ans à Lausanne, le Groupe de médecine esthétique Matignon vient d’ouvrir une surface de 1000m2 au bord du lac Léman, à Ouchy, et crée le premier pôle de compétence entre médecine esthétique, chirurgie et hôtellerie. A l’étroit depuis quelques années déjà, la clinique lausannoise vient d’investir des nouveaux locaux afin de réunir sur un seul site médecine esthétique (Matignon), expertise dentaire esthétique maxillo-faciale (LeLake) et consultations de chirurgie (Hirslanden).

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Les patients en médecine esthétique qui le souhaiteront pourront désormais loger dans l’un des trois hôtels adjacents de la Fondation de Famille Sandoz (FFS), soit l’hôtel Beau Rivage Palace, l’hôtel d’Angleterre et Résidence et le Château d’Ouchy. Il en va de même pour la clinique Matignon de Neuchâtel qui développe des liens privilégiés avec l’hôtel Palafitte, sur les rives du lac, propriété du même groupe hôtelier prestigieux.

Le bâtiment, situé juste à l’arrière du Beau-Rivage Palace et propriété de la Fondation de Famille Sandoz, abrite désormais la nouvelle entité. Les interventions de chirurgie esthétique nécessitant une hospitalisation s’effectueront désormais dans les cliniques Bois-Cerf et Cecil à Lausanne (propriété du groupe Hirslanden), et un pôle médical de compétences verra également le jour. Ce partenariat, une première en Suisse, permet à Matignon d’assoir sa position de leader en Suisse en matière de médecine esthétique.

Une clientèle de plus en plus locale

Cela lui ouvre les portes d’une clientèle plus internationale, même si selon la Doctoresse Patricia Delarive - l’un des deux membres fondateurs des cliniques Matignon avec le chirurgien esthétique Sabri Derder, rejoints en 2010 par le Dr Roland Ney, grand spécialiste de l’injectable -  ce n’est pas une priorité: «Lorsque ce partenariat s’est concrétisé, nous nous sommes clairement posé la question de savoir s’il risquait de mettre en péril notre image de médecine esthétique abordable, simple, de qualité et adaptée à tous. Le groupe Matignon n’a jamais cherché un positionnement cinq étoiles, ce n’est pas notre volonté, ni dans notre mode de communication ni dans l’approche à la clientèle. A nos débuts, les patients internationaux constituaient un peu plus de la moitié de notre patientèle, mais nous avons volontairement cherché à nous rapprocher de la clientèle locale depuis 10 ans et aujourd’hui les clients internationaux ne représentent que 5%. Mais il est évident que ce cadre sublime, proche du Beau-Rivage nous ouvrira à nouveau des opportunités intéressantes avec l’étranger. Des développements iront dans ce sens lorsque des séjours bien-être seront proposés dès janvier 2018 par le groupe hôtelier. C’est un rapprochement gagnant-gagnant».

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Le partenariat avec le groupe Clinique Hirslanden, premier groupe helvétique de cliniques privées, propriétaire de 17 établissements en Suisse pourrait-il représenter un développement de l’expertise en chirurgie esthétique pour Matignon? Patricia Delarive: «Matignon s’est rapproché du groupe Hirslanden, car notre chirurgien membre fondateur le Dr Sabri Derder a transféré son activité du groupe Genolier vers le Groupe Hirslanden. Ce n’est pas notre corps de métier et il est encore un peu tôt pour se prononcer sur les développements. Mais tout est possible.

Baisser les prix de la médecine esthétique

En constante croissance depuis 10 ans, le groupe Matignon (des cliniques à Sion, Neuchâtel, Nyon, Lausanne et Vevey)  augmente son chiffre d’affaires (non communiqué) et sa patientèle d’environ 10% par an. Aujourd’hui arrivé à une taille critique, le groupe annonce une baisse significative des prix sur certains soins dès 2018.

Patricia Delarive l’explique: «Notre croissance permanente nous amène à engager chaque année deux à trois collaborateurs et un médecin. Nous souhaitons aujourd’hui démocratiser la médecine esthétique, car nous avons atteint une taille critique suffisante pour contrôler les coûts. L’unique management pour tous les sites, notre position de leader en Suisse pour l’injectable et le laser nous positionnent comme un très grand client pour des sociétés comme Allergan et des vendeurs de machines laser. Nous pouvons jouer de notre poids sur les fournisseurs. Et dès janvier 2018, nous allons diminuer nos marges pour que certaines gammes de prestations soient moins chères. Il va y avoir des baisses de l’ordre de 20% sur nos prix. L’épilation, les techniques de stimulation par ultrason, les injections feront partie de ces prestations moins onéreuses. Nous avons envie que les choses soient plus simples pour nos clients, les soins plus clairement compréhensibles et accessibles pour tous. C’est une vraie démocratisation de la médecine esthétique que nous proposons.»

La nouvelle clinique Matignon de Lausanne, dirigée par Romina Ferilli, élargie à 1000m2 de surface propose désormais 16 salles de soins (au lieu de six cabines par le passé) sur 650 m2. Le reste de la surface est occupé par un centre de dentisterie esthétique, LeLake, regroupant deux dentistes réputés et un chirurgien maxillo-facial, et la clinique Hirslanden.

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Cristina d'Agostino

RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE EN CHARGE DE BILAN LUXE

Lui écrire

Licenciée en Sciences politiques à l’Université de Lausanne puis spécialisée en marketing et économie à HEC Lausanne en 1992, Cristina d’Agostino débute sa carrière dans l’industrie du luxe, et occupe les fonctions de responsable marketing et communication pour diverses marques horlogères. En 2008, elle décide de changer radicalement d’orientation, et débute une carrière de journaliste. En freelance d’abord, elle collabore aux titres Bilan, Bilan Luxe, Encore, avant d’intégrer la rédaction de Bilan en 2012. Depuis 2012, elle occupe la fonction de rédactrice en chef adjointe et responsable des hors-série Bilan Luxe.

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