Bilan

L'ONU anticipe une croissance mondiale de 4,7% pour cette année

L'ONU anticipe une croissance de 4,7% pour cette année, grâce à une relance plus importante qu'elle était prévue aux Etats-Unis. Mais il manquera plusieurs milliers de milliards à l'économie mondiale pour retrouver le volume attendu, a-t-elle averti jeudi à Genève.

Selon les estimations, la pandémie a toutefois fait passer 250 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté.

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Selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), la consommation américaine devrait être étendue par l'accélération de la vaccination et le plan économique du président Joe Biden. La nouvelle administration "répond à la crise de manière sérieuse", davantage que d'autres acteurs, notamment européens, a dit à la presse le chef de la division de la mondialisation à la CNUCED Richard Kozul-Wright.

En revanche, la situation mondiale restera difficile et de nombreux pays en développement seront "durement" affectés. Le soutien international à ces Etats est insuffisant, déplore l'agence onusienne. Pour autant, toutes les régions devraient progresser cette année, même s'il faudra encore au moins un an, sans austérité, avant de retrouver les volumes de production et d'emplois prévus sans pandémie.

La CNUCED répète que les inégalités, l'endettement et l'insuffisance des investissements se sont étendus avec la pandémie et vont renforcer encore les décalages entre pays. Mais l'année dernière aurait pu "être pire" encore sans les plans d'aide, différents selon les pays riches ou les pays en développement, la reprise des flux de capitaux ou encore le lancement de l'immunisation face au coronavirus. La Chine et l'Extrême-Orient ont notamment limité les effets, a affirmé M. Kozul-Wright.

Attitude suisse à l'OMC ciblée

Selon les estimations, la pandémie a toutefois fait passer 250 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté. "La volatilité financière reste une composante endémique" de l'économie, a fait remarquer M. Kozul-Wright.

La CNUCED déplore un effort insuffisant sur l'annulation du paiement des intérêts de la dette, de 12 milliards pour quelques dizaines de pays. Elle cible le refus de certains acteurs à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), dont la Suisse, d'exceptions à la propriété intellectuelle pour les vaccins et autres technologies contre le coronavirus.

Et selon elle, plusieurs composantes sont à nouveau excessives, des exportations d'Extrême-Orient et de l'Europe à la dépendance de l'entrée de capitaux et privés et d'exportations de matières premières dans d'autres régions. La CNUCED estime aussi que le dispositif américain de relance est incertain. Celui-ci manque de dépenses directes pour la consommation et l'investissement qui favoriseraient la demande mondiale et une économie durable.

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