Bilan

L’itinéraire de voyage sur-mesure

Dans la lignée des service personnalisés, le voyage ne fait pas exception. De nouveaux acteurs se lancent sur le marché helvétique, déjà bien fourni. Les maîtres des levées de fonds d’Evaneos espèrent conquérir les Suisses.

Vacances en pleine nature ou en quête de spécificités du pays: les agents locaux se surpassent pour proposer des parcours à la carte.

Crédits: DR

Des sociétés qui proposent des voyages à la carte, il y en a déjà. Autant les agences de voyage que d’autres acteurs comme destinations.ch ou encore Au Tigre Vanillé tentent de s’adapter au mieux aux envies de leurs clients. La Suisse compte désormais un nouveau concurrent à travers Evaneos.

La société d’origine français se veut être une plateforme de mise en relation entre le voyageur un agent local. Le but: proposer une expérience sur-mesure. La personne qui veut partir à l’étranger est mise en relation avec un expert local, qui fait partie d’une agence ou est indépendant. C’est ensuite un itinéraire personnalisé qui est proposé, et le paiement se fait via Evaneos.

A la recherche du voyage parfait

Au Tigre Vanillé occupe le marché du sur-mesure depuis une vingtaine d’année. Les conseillers installés à Genève et Lausanne ont pour tâche de trouver l’itinéraire le parlant pour les personnes. «Si un architecte lausannois nous contacte pour aller explorer l’architecture de Tokyo, nous allons lui trouver un guide spécialiste qui l'emmènera vers les bâtiments contemporains les plus emblématiques» affirme Hubert Vereecke, directeur de l’agence.

De manière similaire, Raphaël a présenté à Genève son travail en tant qu’agent local en Birmanie, et ce pour le compte d’Evaneos. «Un agent classique va connaître un peu 50 ou 60 destinations. Le matin je lis le Myanmar Times, je suis au courant des nouveautés et suis spécialisé dans ce pays uniquement» raconte-t-il.

Samy Bailly. Crédits: Evaneos - ©Elodie Daguin

Les questions du prix et du modèle économique se posent. Hubert Vereecke estime que son agence joue le rôle de tour-opérateur, soit l’entité qui fait le lien entre les voyageurs et les hébergements et guides sur place. «L’industrie du voyage fonctionne sur un système de commission. Lorsque l’on vend un hôtel, on touche une commission sur cette vente». Quant au chiffre précis, il dépend des contrats négociés prestataire par prestataire. «Mais ce modèle d'affaires a l'avantage d'être indolore pour le client final».

D’autant plus que le directeur insiste sur la valeur ajoutée. «Nous sommes des dénicheurs de bonnes adresses». De son côté, Evaneos a choisi un modèle dans lequel il se place en tant plateforme de mise en relation. La startup a d’ailleurs procédé à plusieurs levées de fonds afin de pouvoir rapidement grandir et gagner en volume et en nombre de clients, puisque leur modèle économique nécessite un grand volume. «Pendant cinq ans, nous avions environ vingt salariés. Là nous sommes en pleine croissance» affirme Samy Bailly, le responsable des marchés francophones d’Evaneos. En tout, la startup a levé plus de 100 millions à travers cinq levées de fonds.

Tendances selon les plateformes

«En première position, nous avons le Sultanat d’Oman, puis la Norvège, le Kenya, l’Argentine et la Birmanie » détaille Samy Bailly. Le classement diffère pour Hotelplan. L’agence de voyage enregistre de nombreux voyage à destination de l’Espagne, de la Grèce, de Chypre ou encore aux Etats-Unis.

Source: Hotelplan

Au Tigre Vanillé a lui le Japon comme destination phare. Ce sont cependant de nombreux types de voyage qui sont demandés aux experts. «En ce moment je travaille sur un voyage au Vietnam. Mes clients y sont déjà allés et ne veulent pas explorer à nouveau les classiques. Ils veulent une immersion complète en campagne».

L’Office fédéral de la statistique (OFS) démontre qu’en 2017, un tiers des voyages avec nuitées avaient une destination en Suisse. Le reste? 40% ont eu lieu dans un pays voisin, comme l’Italie ou la France et les 27% restants étaient au-delà.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

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Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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