Bilan

Les universités suisses gagnent des places au classement de Shanghai

Le classement 2016 Shanghai Ranking, qui classe les universités du monde entier selon leurs performances et publications scientifiques, voit les établissements suisses progresser. L'EPFL et les universités de Lausanne et Genève gagnent plusieurs places.
  • L'EPFL entre dans le top 100 du classement de Shanghai cette année et se hisse au 92e rang.

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  • L'ETH Zurich gagne une place et se retrouve au 19e rang mondial.

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  • L'Université de Genève est désormais le deuxième établissement de recherche et d'enseignement supérieur du pays selon le classement de Shanghai.

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Et si les Romands surclassaient les Alémaniques sur le plan universitaire? Longtemps incongrue, avec l'hyper-puissance de l'ETH Zurich et des universités de Zurich, Bâle, Berne,... la question devient d'actualité avec la montée en puissance des établissements romands. L'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a tracé le chemin depuis quelques années. Et désormais, ce sont les universités de Lausanne et Genève, voire de Fribourg, qui s'engouffrent dans la brèche. Dans le dernier Academic ranking of world universities (ARWU), établi par l'université de Shanghai, il y a désormais quatre établissements romands sur les huit suisses du top 400 mondial.

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L'Université de Genève ravit ainsi la deuxième place suisse à l'Université de Zurich qui la détenait dans le palmarès 2015. L'Unige passe du 58e au 53 rang mondial, tandis que l'Université de Zurich reste stable au 54e rang. De son côté, l'EPFL fait son entrée dans le top 100 et se hisse au 92e rang, alors que l'Université de Bâle chute au-delà de la 100e place (87e place en 2015). Enfin, l'Université de Fribourg fait son entrée dans le classement, entre les 300e et 400e places.

La Suisse améliore sa performance

Globalement, la Suisse améliore sa performance dans ce palmarès mondial: son meilleur établissement, l'ETHZ, gagne une place (de 20e à 19e), ses 2e et 3e échangent certes leurs places mais grimpent dans le classement (53e et 54e en 2016, contre 54e et 58e en 2015), et huit universités sont présentes dans le top 400, contre sept l'an dernier.

Grâce à l'ETHZ, la Suisse reste le seul pays à briser l'hégémonie américano-britannique du top 20. Le Royaume-Uni conserve trois universités dans le top 20 (Cambridge, Oxford et University College London) et les Etats-Unis dominent toujours outrageusement le palmarès: 16 établisements dans le top 20, un podium 100% américain et près de la moitié du top 100 composé d'universités arborant la bannière étoilée.

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Le podium subit cependant un léger changement: le MIT de Boston laisse sa place de 3e à l'Université de Berkeley et chute au 5e rang mondial, dépassé également par Cambridge. Avec Berkeley sur la 3e marche et Stanford au 2e rang, la Californie s'impose et se pose en rivale directe de la Nouvelle-Angleterre, traditionelle patrie des prestigieuses universités américaines. Harvard conserve son trône. Yale et Princeton gardent leurs rangs, respectivement 11e et 6e. En ajoutant le California Institute of Technology (CalTech), au 8e rang mondial, l'état de la côte Ouest pourrait bien à l'avenir provoquer un basculement du centre de gravité de la recherche et de l'enseignement aux USA.

Asie et Australie en hausse

Le volume global d'établissements américains dans le top 100 subit un léger recul, passant de 51 en 2015 à 49 en 2016. Deux pays font leur entrée dans ce top 100: la Chine avec la Tsinghua University (58e) et la Peking University (71) et Singapour avec la National University of Singapore (83e rang mondial). Elles viennent grossir le contingent asiatique jusque-là uniquement composé de quatre établissements japonais. L'Afrique et l'Amérique du Sud sont par contre totalement absentes du top 100.

Dans l'hémisphère Sud, l'Australie fait mieux que se défendre avec une hausse du nombre d'universités et des performances améliorées. Le pays-continent compte désormais six universités dans le top 100, contre quatre en 2015. Et plusieurs établissements gagnent des places: l'Université de Melbourne passe du 44e au 40e rang, l'Université du Queensland passe du 77e au 55e rang, la Monash University intègre le top 100 directement au 79e rang, de même pour l'Université de Sydney qui se hisse au 82e rang. Seule l'University of Western California glisse du 87e au 96e rang, tandis que l'Australian National University se maintient au 77e rang.

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Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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