Bilan

Les taux d'emprunt ont reculé lundi sous l'effet de l'action de la BCE

Après le lancement des rachats de dette publique par la Banque centrale européenne, les taux d'emprunt sur le marché obligataire ont eu tendance à baisser en zone euro.

La Grèce n'a elle pas pu profiter de la baisse généralisée, subissant le contrecoup d'une réunion de l'Eurogroupe lundi où la zone euro a exhorté le pays à passer à la vitesse supérieure dans la mise en place de réformes.

Crédits: Keystone

Les taux d'emprunt ont reculé lundi sur le marché obligataire en zone euro après le démarrage des rachats de dette publique par la Banque centrale européenne.

L'institution monétaire de Francfort déploie son vaste programme de soutien à l'économie de la zone euro, qui s'étend désormais aux dettes publiques.

Dans un contexte d'abondance de la demande et de raréfaction de l'offre, les taux d'emprunt, qui évoluent en sens inverse des prix et de la demande, ont eu tendance logiquement à reculer.

"Les rachats de la BCE, bien qu'ils soient largement pris en compte, vont inévitablement pousser les prix à la hausse" et les taux à la baisse, expliquent dans une note les stratégistes de Société Générale CIB.

A 18H00 (17H00 GMT), le taux à 10 ans de l'Allemagne a terminé la séance à 0,312% contre 0,393% vendredi sur le marché secondaire, où s'échange la dette déjà émise.

De son côté, le taux à 10 ans de la France a reculé à 0,605% contre 0,693%.

Selon Patrick Jacq, un stratégiste obligataire de BNP Paribas, les achats se font de manière "extrêmement prudente afin d'éviter de rendre le marché +illiquide+". "On sent bien qu'il y a une gestion du programme assez fine", poursuit-il.

"Les investisseurs ne devraient pas sentir dans un premier temps l'impact des achats", abonde Société Générale CIB.

Les pays jugés plus fragiles de la zone euro ont eu aussi bénéficié de ce mouvement.

Le taux à 10 ans de l'Italie a fini à 1,280% contre 1,317%, celui de l'Espagne à 1,275% contre 1,295%, le Portugal terminant la séance à 1,758% contre 1,760% vendredi.

La Grèce n'a pas pu profiter de la baisse généralisée. Elle a subi le contrecoup d'une réunion de l'Eurogroupe lundi où la zone euro a exhorté le pays à passer à la vitesse supérieure dans la mise en place de réformes, condition sine qua non pour obtenir l'argent dont elle a cruellement besoin.

Le taux à 10 ans du pays a ainsi été de nouveau poussé au-dessus des 10%, finissant à 10,036% contre 9,407% vendredi.

En dehors zone euro, le taux britannique a reculé à 1,935% contre 1,948%.

Aux États-Unis, le taux à 10 ans était à 2,208% contre 2,241%, celui à 30 ans à 2,809% contre 2,841%, celui à deux ans à 0,700% contre 0,723%.

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